Énergies, transports, yuan… L’économie chinoise et la guerre en Iran.
Avec le blocage du détroit d’Ormuz et la flambée des cours du pétrole et du gaz, Pékin a renforcé sa domination dans le secteur des énergies renouvelables, juge l’économiste Ren Zeping. Dans cet article, traduit pour notre hors-série “Géopolitique : l’arme de l’économie”, il dressait, au printemps, un premier bilan du conflit entre Washington et Téhéran. D’où il ressort que la Chine l’emporte désormais en crédibilité sur les États-Unis auprès des pays du Sud et du Moyen-Orient.
Qui sont les véritables gagnants de la situation entre les États-Unis et l’Iran ? C’est nous ! La Chine devrait en effet voir son économie s’en sortir avec une certaine embellie, tant le conflit encourage le recours aux énergies nouvelles, stimule les exportations et promeut un usage accru du yuan dans les échanges internationaux.
Les prix du pétrole sur les marchés mondiaux ont grimpé en flèche dès le début du conflit. Les énergies traditionnelles [fossiles] sont en pleine crise, et tous les pays redoublent d’efforts pour diversifier leur bouquet énergétique en développant massivement les énergies renouvelables. Or, la Chine dispose dans ce domaine de la chaîne de production la plus complète au monde, et d’une nette avance technologique.
Le pays produit 90 % des panneaux photovoltaïques, 80 % des éoliennes, ainsi que 60 % à 70 % des véhicules électriques et des batteries au lithium vendus dans le monde. Depuis quinze ans, Pékin occupe la première place mondiale en matière de capacité éolienne installée.
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