« Le Golan sous souveraineté israélienne fera pour toujours partie intégrante d’Israël.”

Par |2026-09-24T15:52:10+02:0024 Sep 2026|Catégories : DEFENSE|

La Syrie “ne renoncera pas à ses revendications sur le Golan”, Israël non plus

Après que le président syrien, Ahmed El-Charaa, a affirmé que le plateau occupé par Israël depuis 1967 était un “territoire syrien”, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a rétorqué qu’il resterait israélien pour “toujours”. Des déclarations qui illustrent la persistance de ce contentieux entre les deux pays, alors que Damas affirme vouloir parvenir à un accord de sécurité avec Israël.

Le président syrien, Ahmed El-Charaa, a assuré le 23 septembre 2026, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, que le Golan sous occupation israélienne resterait un “territoire syrien”. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a répliqué que le plateau ferait “toujours partie intégrante d’Israël”. photo SPENCER PLATT/Getty Images/AFP

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président syrien, Ahmed El-Charaa, a “vivement critiqué l’activité militaire israélienne en Syrie”, dénonçant notamment les frappes et les incursions répétées contre son pays depuis la chute de Bachar El-Assad.

Le Golan. COURRIER INTERNATIONAL.

Mais il a surtout “juré que Damas ne renoncerait pas à ses revendications sur le Golan”, à cheval entre Israël, le Liban, la Jordanie et la Syrie, déclarant que le plateau resterait un “territoire syrien”, rapporte le site The Times of Israel.

Ce à quoi le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a répliqué : “Ma réponse au président syrien […] est claire : le Golan sous souveraineté israélienne fera pour toujours partie intégrante d’Israël.”

Conquis par Israël à la Syrie lors de la guerre des Six-Jours, en 1967, le plateau du Golan a ensuite été annexé par l’État hébreu en 1981. Seuls les États-Unis et, depuis peu, la Colombie, reconnaissent la souveraineté israélienne sur la région. Les Nations unies, elles, considèrent que le plateau est un territoire syrien sous occupation militaire israélienne.

“Solution pacifique”

La veille, lors d’une discussion organisée par l’Atlantic Council, un groupe de réflexion américain sur la politique internationale, le président syrien a confié avoir plaisanté avec Donald Trump sur la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté israélienne sur le Golan :

“Je lui ai dit : ‘Pourquoi ne donnez-vous pas le New Jersey aux Israéliens ? Vous n’êtes pas propriétaire du Golan, mais vous êtes propriétaire du New Jersey.’

Mais malgré ses critiques à l’égard d’Israël, Ahmed El-Charaa “laisse ouverte la perspective d’un éventuel accord entre les deux pays, présentant la paix comme possible si elle préserve ce qu’il décrit comme les droits de toutes les parties”, souligne le Times of Israel. “La possibilité de vivre en paix et en sécurité est offerte à ceux qui souhaitent vivre en paix, une paix juste qui respecte les droits de tous”, a-t-il ainsi déclaré à la tribune de l’ONU.

Lors de l’événement organisé par l’Atlantic Council, le président syrien a assuré que son pays souhaitait une solution pacifique avec Israël, affirmant que les sessions de négociations parrainées par Washington entre les deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, étaient parvenues à régler “près de 90 %” des questions en suspens pour parvenir à un accord de sécurité.

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