Israël a signé le Protocole facultatif concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants le 14 novembre 2001 et l’a ratifié le 23 juillet 2008.
L’association Matzof, qui surveille la pédophilie en Israël, estime que des dizaines de milliers de délinquants sont à l’œuvre chaque année, faisant environ 100 000 victimes par an.
A SAVOIR. Israël a signé le Protocole facultatif concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants le 14 novembre 2001 et l’a ratifié le 23 juillet 2008. Ce protocole est l’un des trois protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), qu’Israël a ratifié en 1991, visant à protéger tous les enfants, y compris ceux des territoires palestiniens occupés (TPO), contre l’exploitation et les abus (Nations Unies, s.d.). Bien que certaines mesures aient été prises, il est essentiel de prendre d’autres mesures pour protéger les jeunes enfants.
LE PLUS. Selon plusieurs études menées en Israël et à l’étranger, 60% des enfants entre 9 et 15 ans auraient été exposés à du contenu pornographique et 47% des enfants israéliens possèdent un ordinateur dans leur chambre.
« Aujourd’hui il est plus simple pour un enfant d’accéder à des vidéos dangereuses sur internet que d’acheter un sorbet dans une épicerie du quartier », a déploré une parlementaire.
Malgré un large consensus, un projet de loi n’a cependant pas fait l’unanimité. Certains parlementaires évoquent une intrusion dans la vie personnelle et un manque d’efficacité de ce genre de dispositif qui bannissent également des sites de lutte contre le cancer du sein.
LE PLUS.
- Selon l’étude EU Kids Online (2020), menée en Suisse auprès de plus de 1000 jeunes âgé·e·s de 9 à 16 ans, 18% des enfants de 11 ans ont déjà vu des contenus à caractère sexuel. Cette proportion atteint 50% à 14 ans puis 75% à l’âge de 16 ans.
- Des résultats que confirme l’étude MIKE: publiée en 2023 et menée en Suisse auprès de plus de 1000 enfants âgé·e·s de 6 à 13 ans, elle relève que 33% des 6-7 ans sont « déjà tombé·e·s sur des contenus sur Internet qui n’étaient pas adaptés ». Une proportion qui croît en fonction de l’âge pour atteindre 49% des 12-13 ans.
- Plus récemment encore, Arcom a publié en mai 2023 des données qui établissent qu’entre 2017 et 2022, les consultations mensuelles de sites pornographiques par des mineur·e·s ont augmenté de 36%. Cette étude française précise également que 75% des enfants y accèdent exclusivement par leur téléphone portable.
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