Le festival du Cabaret Frappé a été le théâtre de vives tensions ce samedi 18 juillet 2026 à Grenoble. Invitée à se produire, la DJ et militante LGBTQ, Barbara Butch, d’origine juive, a dû interrompre sa prestation après seulement 20 minutes, sous la pression de manifestants pro-palestiniens.

Équipés de drapeaux et de mégaphones, les manifestants ont scandé des slogans politiques, rendant la poursuite de l’événement impossible. Face aux risques de débordements et pour garantir la sécurité de l’artiste et du public, la direction du festival a pris la décision d’annuler le reste de la soirée.

Cette action de censure fait suite à des appels au boycott lancés sur les réseaux sociaux quelques jours avant le concert. L’opposition locale, notamment incarnée par Allan Brunon (élu LFI), avait publiquement contesté la venue de la DJ à Grenoble.

Les militants pro-palestiniens reprochent à l’artiste sa participation à un événement musical à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv en 2025 et son soutien à la loi Yadan contre l’antisémitisme.

La Ville de Grenoble a réagi rapidement par voie de communiqué et a expliqué que la suspension du set musical après seulement vingt minutes relevait d’une décision purement sécuritaire, indispensable pour garantir l’intégrité physique du public, des équipes techniques et de l’artiste face à l’intrusion des manifestants. La mairie a condamné avec la plus grande fermeté les méthodes employées, dénonçant des actes de menace, d’intimidation et de violence ciblés contre la DJ et les élus présents sur place.

À l’opposé, les responsables du blocage revendiquent ouvertement leur action. La section locale de La France Insoumise (LFI), menée par l’élu Allan Brunon, assume l’interruption physique du spectacle. Les militants insoumis considèrent ce blocus comme l’aboutissement logique de leurs demandes répétées de déprogrammation, restées jusqu’alors sans réponse.

Du côté des professionnels de l’événement, l’équipe du festival s’est conformée aux directives de sécurité civile pour évacuer la scène dans le calme. L’entourage de Barbara Butch, habitué à faire face à de virulentes campagnes de harcèlement numérique, déplore l’agressivité de cette contestation physique. Ses proches rappellent que la musique doit demeurer un espace de rassemblement et dénoncent une instrumentalisation politique abusive des engagements passés de l’artiste.

 

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