Le mythe d’une France au niveau de vie supérieur à Israël a vécu.
En France : Le salaire moyen net stagne autour de 2 600 € par mois (et le salaire médian est inférieur à 2 100 €). L’inflation généralisée des dernières années a grignoté le pouvoir d’achat de base. Les classes moyennes et populaires sont désormais asphyxiées par les dépenses contraintes (logement, énergie, alimentation) et le budget « vacances » est le premier sacrifié.
En Israël : Le salaire moyen a franchi la barre des 13 500 ILS (soit environ 3 400 €), tiré vers le haut par les rémunérations explosives du secteur de la High-Tech, où la moyenne dépasse les 30 000 ILS (7 500 €). Même en dehors de la tech, la dynamique salariale reste forte.
Malgré un coût de la vie locale très élevé en Israël, le reste à vivre des actifs israéliens — et leur capacité à s’offrir des loisirs à l’étranger — surpasse largement celui des Français. Résultat : bien qu’ils disposent légalement de moins de jours de vacances que les Européens, les Israéliens voyagent statistiquement beaucoup plus. Ils ont les moyens de leurs départs.
Un salarié israélien a droit à un minimum légal de 12 jours de congés payés par an pour une semaine de cinq jours (14 jours pour une semaine de six jours). En France, le minimum légal tourne plutôt autour de 25 jours. Le double. Et pourtant, ce sont les Israéliens qui remplissent les avions et les Français qui pleurent sur les prix. Le problème n’est donc ni le nombre de jours de repos, ni le prix brut du billet. Il est structurel : un pays où le salaire progresse plus vite que l’inflation voyage ; un pays où le pouvoir d’achat recule reste à terre.
Tribune publiée dans « Ashdod Café » le 8 Juillet 2026.
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