Lionel Stoléru. Daniel Rouach, rédacteur en Chef d’IsraelValley, l’a très bien connu. Le 1er Décembre aura lieu à Tel-Aviv un événement pour célébrer sa mémoire.
Lionel Stoléru a préfacé le Que Sais-je? sur l’économie d’Israël.
Le livre L’économie d’Israël dans la célèbre collection « Que sais-je ? » (n° 2955) a été coécrit par les spécialistes Joseph Klatzmann et Daniel Rouach. Les détails de cet ouvrage comprennent :
  • Auteurs : Joseph Klatzmann (ingénieur agronome et économiste, spécialiste du développement) et Daniel Rouach (professeur à ESCP, expert en innovation et high-tech israélien).
  • Éditeur / Parution : Publié par les Presses Universitaires de France (PUF) en décembre 1994.
De 1986 à 1988, Lionel Stoléru a été président de la chambre de commerce France/Israël et a occupé ce poste de nouveau à partir de 1993. Il meurt le dans le 16e arrondissement de Paris, à l’âge de 79 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 30).
Lionel Stoleru et sa famille furent inscrit dans « l’horrible fichier juif antisémite de la Préfecture de Nantes », explique le professeur d’histoire nantais Luc Douillard qui a retrouvé sa retrouvé sa fiche familiale de réfugiés roumains.  » J’ai toujours été heureux et touché que ce petit enfant juif de Nantes ait pu échapper aux persécutions des nazis et des policiers français », poursuit Luc Douillard. « Bonheur et chance aux très rares juifs nantais qui ont pu échapper à la déportation vers Auschwitz, comme également Victor Haïm, le père de la comédienne Mathilda May ».

LE PLUS. Né le 22 novembre 1937 à Nantes, polytechnicien, économiste, Lionel Stoléru avait été ingénieur des mines, puis professeur d’économie.

Il avait entamé une carrière politique sous Valéry Giscard d’Estaing, comme secrétaire d’État chargé de la condition des travailleurs manuels (1974-1978), puis secrétaire d’État chargé des travailleurs manuels et immigrés (1978-1981). Il avait notamment créé en 1977 une prime au retour des travailleurs immigrés d’un montant de 10.000 francs (le « million Stoléru »).

Ferme opposant au Front national de Jean-Marie Le Pen, dont il avait subi les attaques antisémites, il avait claqué la porte en 1985 du Parti républicain de François Léotard, dont il dénonçait « la dérive droitière ».

Ralliant la candidature de Raymond Barre à la présidentielle de 1988, il était ensuite devenu ministre de François Mitterrand, dans le cadre de l’ouverture au centre, en tant que secrétaire d’État chargé du Plan (1988-1991) auprès du Premier ministre Michel Rocard, avec lequel il avait créé le Revenu minimum d’insertion (RMI).

Après avoir vainement tenté d’être élu dans les Vosges, il avait été élu dans l’Oise en 1988, député « majorité présidentielle » soutenu par le PS. Il s’était représenté en 1993 sous la bannière Génération Ecologie mais avait été éliminé dès le premier tour.

En 2007, il avait soutenu Nicolas Sarkozy qui, une fois à l’Elysée, l’avait chargé d’une mission sur le développement des PME avant de lui confier, en 2010, une autre mission sur le commerce Orient-Occident.

Président de la chambre de commerce France-Israël, il avait également été conseiller économique du Premier ministre roumain Petre Roman et du président ukrainien Léonid Kravtchouk.

En 2003, il avait été nommé président du Conseil d’analyse économique (CAE) par le Premier ministre d’alors, Jean-Pierre Raffarin. Il avait aussi présidé le Génépi, association préparant la réinsertion des détenus par des actions de formation.

Lionel Stoléru avait en outre été chef d’orchestre. Il avait notamment dirigé plusieurs orchestres en Europe, dont l’Orchestre d’Ukraine avant de créer l’Orchestre romantique européen en 1996.
Veuf depuis 2009, il était commandeur de la Légion d’honneur.

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