Trump a également mis en avant les premiers effets économiques de l’accord. Il a affirmé que le détroit d’Ormuz était pleinement rouvert et que les prix du pétrole poursuivaient leur baisse. Selon le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, près de 20 millions de barils ont quitté le détroit en 24 heures, un niveau proche de la normale pour cette route par laquelle transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.
Le président américain a aussi démenti toute concession financière directe à Téhéran. Il a assuré que les États-Unis n’avaient transféré « aucun dollar » à l’Iran et n’avaient pas débloqué de fonds en sa faveur. Il a également affirmé que les autorités iraniennes avaient informé Washington qu’elles ne réclameraient aucun péage, droit de passage ou frais d’assurance aux navires traversant Ormuz. « Si ces informations sont fausses, les négociations prendront fin immédiatement », a-t-il prévenu.
Cette clarification vise à répondre aux critiques croissantes aux États-Unis, y compris dans le camp républicain, où certains dénoncent de possibles concessions à l’Iran. Marco Rubio tente lui aussi de rassurer les alliés régionaux : en tournée dans le Golfe, le secrétaire d’État a affirmé que Washington ne ferait rien qui puisse affaiblir la sécurité de ses partenaires, tout en rappelant que les aspects techniques de l’accord restent encore à négocier.
Le message américain reste donc double : afficher les bénéfices immédiats de l’accord, notamment sur Ormuz et le pétrole, tout en menaçant de rétablir les sanctions si l’Iran ne respecte pas ses engagements pris en Suisse. Trump avait déjà averti mardi, lors d’un meeting en Pennsylvanie, que les États-Unis pourraient « terminer le travail » si Téhéran ne se montrait pas « raisonnable ».
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