La société Alphabet, maison mère de Google, sera désormais cotée au Dow Jones, où il prendra la place du câblo-opérateur américain Verizon, a annoncé, mardi 23 juin, S&P Dow Jones Indices, qui gère la composition du panier.
Cette décision, qui prendra effet le 29 juin avant l’ouverture de la Bourse de New York, consacre encore un peu plus le poids du secteur technologique dans l’économie américaine. Alphabet était jusqu’ici cotée au Nasdaq, indice riche en valeurs technologiques.
La dernière modification du Dow Jones Industrial Average (DJIA), le nom complet de l’indice que va rejoindre Alphabet, datait de novembre 2024, avec l’entrée de Nvidia et Sherwin-Williams (peintures et revêtements) en lieu et place d’Intel et de Dow.
A 130 ans, le Dow Jones, qui compte trente valeurs, est, de très loin, le plus ancien indice de Wall Street. Aucun des sociétaires initiaux n’en fait encore partie. General Electric aura tenu le plus longtemps, avant d’en sortir en 2018.
Course à l’IA
L’annonce d’Alphabet se déroule dans un contexte de course à l’intelligence artificielle (IA). Le grand groupe spécialiste de la tech avait annoncé au début de juin qu’il allait procéder à une augmentation de capital de 80 milliards de dollars (près de 68 milliards d’euros) pour financer le développement de ses infrastructures d’IA.
Encore très scruté par les médias et le grand public, le Dow Jones est considéré par les professionnels comme peu pertinent, de par sa composition, mais aussi parce que la pondération de chaque société est fonction du prix unitaire de son action.
Le groupe d’engins de chantier Caterpillar pèse ainsi près de 12 % de l’indice alors qu’il n’affiche que la trentième capitalisation mondiale. A l’inverse, Nvidia n’en représente qu’un peu plus de 2 % alors qu’il s’agit de la plus grosse valorisation boursière mondiale.
Par ailleurs, Broadcom, Tesla, Meta ou Micron n’en font pas partie, alors qu’ils appartiennent aux quinze premières capitalisations mondiales.
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