Après l’interdiction par la préfecture de Police de Paris du concert organisé par La France insoumise (LFI) à l’occasion de la Fête de la musique, Jean-Luc Mélenchon a accusé le président du Crif, Yonathan Arfi, ainsi que le maire de Paris Centre, Ariel Weil, d’être à l’origine de cette décision. Une accusation qui illustre combien « la machine à fantasmes fonctionne à plein régime » chez La France insoumise.

Interdiction du concert de LFI pour la Fête de la musique : « la machine à fantasmes antisémites fonctionne à plein régime »

La place de la République ne devrait « pas être la tribune d’un parti politique ».

Depuis que la préfecture de Paris a interdit le concert organisé par La France insoumise place de la République à Paris, à l’occasion de la Fête de la Musique, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a indiqué sur X (ex-Twitter) que le rassemblement avait été interdit « à la demande du président du Crif Yonathan Arfi et du maire PS de l’arrondissement Paris Centre », Ariel Weil. Ces accusations renvoient à « l’un des préjugés antisémites les plus éculés » : l’idée selon laquelle « les Juifs tirent les ficelles du pouvoir ».

Le 15 juin 2026, le président du Crif avait réagi sur X (ex-Twitter) indiquant que « pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen, au service d’un agenda politique ». « Pourquoi laisse-t-on LFI s’approprier la place de la République un soir Fête de la musique ? La place de la République est le cœur battant de la Fête de la musique. C’est une arène emblématique de cette fête populaire. Ce soir-là, ce lieu symbolique ne devrait pas être la tribune d’un parti politique. »

Yonathan Arfi avait également rappelé que « LFI n’est pas une association culturelle. C’est un parti politique, avec une idéologie populiste, qui divise et antagonise les Français. » Puis interrogeait : « Ce concert est légal mais est-il pertinent pour la démocratie ? Aucun parti politique ne devrait pouvoir détourner une fête populaire qui vise à rassembler les Français, pas à les diviser. »

Une interdiction pour trouble à l’ordre public

Mercredi 17 juin, la préfecture de police de Paris a publié un arrêté portant interdiction du concert prévu le 21 juin 2026 par LFI en application notamment de l’article L. 211-4 du Code de la Sécurité intérieure : « si l’autorité investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l’ordre public, elle interdit par un arrêté qu’elle notifie immédiatement aux signataires de la déclaration ». Dans cet arrêté, la préfecture indique notamment que « cet évènement devrait accueillir » des personnalités comme la fondatrice du Comité Adama et des rappeurs comme Médine, « connu pour des paroles et prises de position controversées ; qu’il a affiché un soutien sans équivoque à Monsieur Dieudonné […] condamné à de multiples reprises pour provocation à la haine raciale ».

« Les Juifs tirent les ficelles du pouvoir » : un vieux préjugé antisémite

À l’annonce de cette interdiction, de nombreux élus de La France insoumise se sont insurgés. La France insoumise a indiqué qu’elle déposerait un recours devant le tribunal administratif contre cette décision.

Jean-Luc Mélenchon a réagi sur X (ex-Twitter) dès mercredi soir indiquant que le préfet de police de Paris avait pris cet arrêté « à la demande du président du Crif ». « Cette décision de dernière minute, prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant publiquement politiquement hostiles à La France insoumise, est un scandale démocratique grave en période électorale. »

Yonathan Arfi a réagi sur X ce jour rappelant combien « chez LFI, la machine à fantasmes antisémites fonctionne à plein régime.

Selon Jean-Luc Mélenchon, le préfet de police de Paris ne prend pas ses décisions en fonction des lois et de l’intérêt des Français mais en fonction… d’un tweet du Crif.

Penser que les Juifs tirent les ficelles du pouvoir est l’un des préjugés antisémites les plus éculés.

Faut-il que les Juifs soient condamnés au silence juste pour que LFI ne puisse pas laisser libre cours aux préjugés antisémites ?

Chez LFI, on conjugue avec talent complotisme et antisémitisme ».

Le gouvernement dénonce la stratégie de conflictualisation de LFI

Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement a par ailleurs réagi sur le plateau de BFM TV face à Apolline de Malherbe ce matin rappelant combien LFI est dans une « stratégie de conflictualisation de toutes les décisions y compris lorsqu’elles sont prises par des représentants de la République » et que Jean-Luc Mélenchon retombe dans ses « travers antisémites ».

SOURCE CRIF.
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