Bernar Henri Levy dans Le Point : « Il y a quelque chose de profondément écœurant dans la manière dont on commente cette guerre avec l’Iran.
Ici, ce sont des sourires, des soupirs faussement navrés chaque fois que le président Trump se fend d’une de ces déclarations incohérentes ou absurdes dont il a le secret.
Là, des airs de supériorité lassée, comme si tout cela était écrit, chaque fois qu’un missile iranien touche un hôtel de Dubai ou une installation pétrolière saoudienne.
Là encore, cette petite musique, débile et venimeuse, selon laquelle la première puissance militaire du monde ne penserait plus par elle-même, ne déciderait plus souverainement de ses guerres et serait manipulée, téléguidée, « ventriloquée » par le démoniaque Israël (tout cela, pour le coup, était écrit – dans les pamphlets antisémites des années 1930). (LE POINT)
TOI. « Qu’il s’agisse de ses fréquentes apparitions à la télévision, de sa chronique hebdomadaire dans le magazine Le Point, de ses discours lors de manifestations publiques ou de son nouveau livre, Solitude d’Israël, Bernard-Henri Lévy prend résolument fait et cause pour l’État juif. En tant que personnalité juive de premier plan dans un pays en proie à un antisémitisme généralisé et à l’hostilité envers Israël, il est plus que jamais la cible d’insultes, voire de menaces pour sa sécurité personnelle. Auteur de 48 livres et de milliers d’articles, de chroniques et de discours depuis le début de sa prolifique carrière, BHL est rarement à court de mots. Interviewé récemment par le Times of Israel dans son appartement parisien rempli d’œuvres d’art, lorsqu’on lui a demandé si la violence des attaques contre lui le dérangeait, il a marqué une courte pause avant de répondre. « Très sincèrement, je m’en moque », nous confie BHL, 75 ans, vêtu de sa fameuse chemise blanche ouverte et de son costume noir. « Je ne pense pas souvent à la haine que je m’attire en défendant Israël. Mais d’après ce que je vois sur les réseaux sociaux, cette haine est manifestement considérable ». Lévy se trouvait à Paris le 7 octobre, lorsqu’il a entendu la nouvelle du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza, au cours duquel près de 1 200 personnes ont été massacrées dans le sud d’Israël et 251 autres enlevées et emmenées dans la bande de Gaza. Le lendemain matin, par « réflexe, par instinct », selon ses termes, il s’est envolé pour Israël par solidarité et pour témoigner dans les médias de ce qui s’était passé. « Je suis immédiatement descendu dans le sud. Je suis arrivé d’abord à Sderot le soir du 8 octobre », raconte Lévy, qui a passé les jours suivants dans d’autres endroits ravagés par les terroristes du Hamas, notamment dans les kibboutzim et sur le site du massacre de Festival Nova. « J’ai été réellement bouleversé par ce que j’ai vu. Les signes de barbarie étaient visibles partout », raconte-t-il. « Comme tout le monde, j’ai été dévasté. Je me suis senti impuissant. J’ai promis aux survivants que j’ai rencontrés à Kfar Aza et à Beeri, ainsi qu’aux familles d’otages et à mes amis israéliens, d’écrire sur l’horreur qu’Israël venait de subir et sur ses conséquences ».
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