Ce lundi à 7h05. Chronique hightech de Daniel Rouach. « Israël, Taiwan une coopération d’exception dans le hightech remise en cause?
« Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n’est pas subordonnée à la République populaire de Chine », a déclaré le ministère des affaires étrangères taïwanais dans un communiqué, estimant que la politique de Washington demeurait « inchangée ».
Dans un entretien télévisé enregistré peu avant son départ de Pékin, où le président chinois, Xi Jinping, a tenu des propos particulièrement fermes à propos de l’île, M. Trump a mis en garde, vendredi : « Je n’ai pas envie que quelqu’un déclare l’indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15 000 kilomètres pour faire la guerre. »
Sur la chaîne américaine Fox News, il a aussi demandé à Taipei et à Pékin de faire « baisser la température ». « Nous n’avons pas envie que quelqu’un se dise “proclamons l’indépendance parce que les Etats-Unis nous soutiennent” », a-t-il insisté, en ajoutant n’avoir pas encore pris de décision sur les ventes d’armes américaines à l’île.
« En ce qui concerne les ventes d’armes entre Taïwan et les Etats-Unis, il ne s’agit pas seulement d’un engagement des Etats-Unis envers la sécurité de Taïwan, clairement prévu par la loi sur les relations avec Taïwan, mais aussi d’une forme de dissuasion commune face aux menaces régionales », a souligné à ce sujet le ministère des affaires étrangères taïwanais.
Depuis 1982, l’un des grands principes de la stratégie américaine est de ne pas « consulter » Pékin sur des ventes d’armes à Taïwan.
Ces ventes d’armes sont depuis des mois au cœur d’une bataille politique à Taïwan. Les parlementaires taïwanais s’affrontent sur le montant à consacrer à la défense et au renforcement des capacités de défense. Une enveloppe de 25 milliards de dollars destinés à l’achat d’armes américaines a été finalement approuvée par le Parlement la semaine dernière, un montant inférieur au budget de 40 milliards de dollars souhaité par le gouvernement.
La visite du président américain a permis d’afficher une certaine stabilité entre les deux superpuissances, sans déboucher sur de grandes avancées, que ce soit sur le commerce ou sur l’Iran, allié de la Chine. La visite annoncée de Xi Jinping à Washington à l’automne servira de nouveau test pour le fragile statu quo entre la première et la deuxième puissance mondiale.
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