Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon se lance dans une quatrième course à l’Élysée. En Israël cela n’est pas une surprise. Mélenchon est considéré en Israël comme anti-sioniste primaire.

À l’instar de 2022, le leader insoumis a subordonné sa candidature à la collecte de 150.000 parrainages citoyens, un seuil qui n’est qu’une formalité pour lui.
Et de quatre. Après ses candidatures en 2012, 2017 et 2022, Jean-Luc Mélenchon s’élance à nouveau dans la course à l’Élysée. Tout sauf une surprise : le fondateur de La France insoumise (LFI) a confirmé ses ambitions ce dimanche soir au «20 heures» de TF1. Face à la multitude de prétendants à gauche, il l’assure : LFI, «c’est carré, il y a une équipe, un programme et un seul candidat», a-t-il déclaré face à Anne-Claire Coudray, subordonnant sa candidature, comme lors de la dernière présidentielle, au recueil de 150.000 parrainages citoyens. Or, cette condition n’en est vraiment pas une, tant l’obtention de ces signatures ne sera qu’une formalité pour l’ancien député de Marseille, maître dans l’art de mobiliser sa base.
Si Jean-Luc Mélenchon donne l’impression d’accélérer, cette annonce n’est en réalité que le fruit de la réunion tenue ce dimanche à Paris entre les élus insoumis, organisée afin de désigner le candidat du mouvement de gauche radicale pour 2027. Une étape pratiquement gagnée d’avance pour l’intéressé, qui avait lancé vendredi dernier, lors de sa traditionnelle prise de parole du 1er Mai : «Nous sommes prêts !». Reste à savoir si l’ancien ministre jospiniste parviendra à réitérer le coup de force de ses campagnes de 2017 et 2022, où il a bénéficié d’une forte dynamique grâce à un «vote utile» à gauche. À tel point qu’il a frôlé le second tour il y a quatre ans, à 420 000 voix près, réunissant près de 22 % des suffrages, soit 2,5 points de plus que lors de l’édition précédente.
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Fort d’être arrivé largement en tête à gauche, Jean-Luc Mélenchon a su ensuite asseoir son autorité sur son camp, d’abord à travers l’union de la Nupes en vue des législatives de 2022, puis, dans une moindre mesure, le Nouveau Front populaire (NFP) pour les législatives post-dissolution. Bien qu’il n’occupe plus de fonction élective depuis qu’il a cédé sa circonscription des Bouches-du-Rhône à Manuel Bompard, la figure tutélaire des Insoumis n’a cessé, entre-temps, d’intervenir dans le débat public, que ce soit via ses réseaux sociaux, des prises de parole, ou son implication dans les campagnes des européennes et législatives de 2024 et des municipales de 2026.
Toujours présent, donc, à presque 75 ans, quitte à ne pas suivre l’exhortation adressée à ses troupes, lorsqu’il les encourageait à «faire mieux» que lui, assurant vouloir «être remplacé». À cet égard, l’Insoumis a fait savoir dimanche que «le contexte et l’urgence ont fixé la décision insoumise», indiquant être «le mieux préparé» au sein de LFI «pour faire face à la situation qui arrive» et mettant en avant son expérience face à la «menace d’une guerre généralisée». Dans son viseur en 2027 : le RN, son «principal adversaire» sur la scène politique qu’il se dit capable de battre «à plate couture».
Il n’empêche : l’image de Jean-Luc Mélenchon s’est considérablement dégradée au cours des cinq dernières années. Sa stratégie de radicalisation, incarnée notamment à travers la cause palestinienne qu’il a embrassée après l’attaque du 7 Octobre en Israël, lui vaut à la fois l’admiration de ses partisans, l’embarras du reste de la gauche, et un rejet massif de la grande majorité de la population. En cause : ses ambiguïtés sur l’antisémitisme ainsi que sa stratégie communautariste, adoptée au détriment d’une ligne plus sociale. Preuve de cette évolution : seuls 16% des Français souhaitent sa candidature, selon le baromètre Ifop-Fiducial de l’ambition présidentielle, réalisé fin avril pour Le Figaro et Sud Radio.
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