Les dépenses militaires mondiales ont atteint 2.887 milliards de dollars en 2025, leur plus haut niveau depuis 2009, selon le SIPRI, marquant la onzième année consécutive de hausse.

Le chiffre le plus frappant est européen : le continent a augmenté ses dépenses de 14 % , plus forte progression depuis 1953, portée par la guerre en Ukraine et la pression américaine sur le « partage du fardeau » au sein de l’OTAN.

Les fabricants d’armes israéliens utilisent des filiales pour vendre leurs produits à des pays européens.

Le salon Defense Tech Expo, qui s’est tenu pendant deux jours la semaine dernière dans un centre de congrès à Tel Aviv, a été le plus grand salon consacré à l’armement en Israël depuis le début de la guerre menée à Gaza.

Parrainé par Israel Aerospace Industries, il a accueilli des dizaines d’entreprises israéliennes spécialisées dans l’armement et la sécurité venues présenter leurs dernières avancées technologiques à des acheteurs potentiels venus du monde entier.

Accueillies à l’entrée avec du champagne offert, les délégations internationales se sont déplacées entre les différents stands avec leurs traducteurs, s’arrêtant pour écouter les arguments de vente de chaque entreprise.

Selon un site européen: « Sur l’un des plus grands stands, organisé par la société Smart Shooter, un adolescent israélien s’amusait avec un fusil, regardant à travers le viseur et s’émerveillant devant les promesses de cet engin : abattre des drones, poursuivre des cibles mobiles et transformer chaque soldat en tireur d’élite ».

Alors que les ventes d’armes israéliennes ont bondi de plus de 18 % depuis 2022, l’édition de cette année était nettement plus modeste que celles organisées avant 2023.

À titre de comparaison, la dernière édition de l’ISDEF, le plus grand salon israélien consacré à l’armement, qui s’est tenue en 2022, avait attiré 12 000 visiteurs et des délégations de 36 pays. Selon un document interne qui a fuité, les organisateurs semblent avoir eu du mal à réunir les quelque 20 délégations internationales invitées.

En parcourant le salon, force était de constater que les visiteurs et les délégations officielles étrangères étaient nettement moins nombreux, et l’anglais beaucoup moins parlé. La grande majorité des visiteurs étaient des Israéliens, envoyé·es par des entreprises souhaitant vendre leurs derniers produits ou évaluer la concurrence, mais pas les délégations étrangères chargées des achats publics qui constituaient autrefois le cœur de ces salons.

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