Tsahal rétablit sa zone de sécurité dans le sud-Liban.

L’armée ne parle pas de « zone de sécurité » mais ses limites sont presque les mêmes ; la hiérarchie militaire assure que les soldats ne seront pas exposés aux mêmes menaces.

L’armée israélienne est en train de rétablir une zone de sécurité qu’elle avait abandonnée il y a de cela près de 26 ans, mais la hiérarchie militaire souligne que cette fois, les dangers ne sont plus les mêmes que lors des 18 années d’occupation du sud-Liban, entre 1982 et 2000.

Cinq divisions de Tsahal — qui représentent des dizaines de milliers de soldats — sont actuellement stationnées dans cette toute nouvelle zone de sécurité dont les frontières sont, sans surprise, semblables à celles qu’Israël a tenues par le passé, le terrain libanais n’ayant pas vraiment changé ces 26 dernières années.

Selon des membres de la hiérarchie militaire et de la Défense, il s’agit, avec cette zone de sécurité, de se débarrasser de la menace d’une possible invasion du Hezbollah mais aussi des « tirs directs » du groupe terroriste, c’est-à-dire de ses missiles guidés antichars qu’il pointe sur les communautés israéliennes frontalières.

L’armée israélienne se garde bien de lui donner le nom de « zone de sécurité », lui préférant le terme de « zone de défense avancée ».

« Sur le plan tactique, pour moi qui suis commandant, c’est une zone de sécurité. On nous a demandé de créer une zone de sécurité de façon à empêcher les tirs antichars directs. À empêcher que ne viennent ici des terroristes susceptibles de s’infiltrer à Shtula ou Zarit… ou qu’il y ait des infrastructures terroristes », explique-t-il aux journalistes lors de ce déplacement effectué dimanche.

« Ce qui compte, c’est ce que nous faisons, et ce que nous devons faire pour qu’une mère qui se trouve en [zone frontalière israélienne, dans le moshav], à Shtula, puisse en toute sécurité emmener ses enfants à la maternelle sans l’ombre d’une menace. »

Selon les autorités militaires, l’armée israélienne va établir plusieurs postes à l’intérieur de la zone de sécurité à des fins de contrôle mais elle va rester beaucoup plus « mobile » au sein de cette zone, afin de limiter la possibilité d’attaques du Hezbollah.

Sur la carte publiée dimanche par Tsahal, on voit que la zone de sécurité passe sur le fleuve Litani, un repère géographique essentiel, associé depuis longtemps aux tentatives pour repousser le Hezbollah vers le nord, ainsi que le promontoire stratégique de Beaufort.

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