Plus d’un mois après le début du conflit entre Israël, l’Iran et leurs alliés régionaux, l’économie israélienne évolue dans un équilibre paradoxal : alors que de larges pans de la population subissent de plein fouet les conséquences de la guerre, certains secteurs enregistrent des gains significatifs. Cette redistribution silencieuse des cartes économiques illustre la profondeur des chocs engendrés par le conflit.
En première ligne des bénéficiaires, les grandes chaînes de distribution profitent d’un effet de « captivité » du consommateur. La fermeture du ciel et la réduction des déplacements maintiennent les ménages à domicile, entraînant une hausse mécanique des dépenses alimentaires. Moins exposés à la concurrence internationale et à la pression sur les prix, les distributeurs répercutent plus facilement des hausses tarifaires, tandis que l’État voit également ses recettes fiscales augmenter via la TVA.
- Moteurs Économiques : La « Startup Nation » est portée par la high-tech (IA, fintech, cybersécurité), qui représente 50 % des exportations. Le pays est un leader mondial en R&D.
- Impact de la Guerre (2025-2026) : Le conflit a entraîné des pénuries de main-d’œuvre, des baisses d’investissements et de consommation.
Le coût total de la guerre est estimé à 67 milliards de dollars.
- Perspectives : Selon l’OCDE, la croissance devrait se redresser pour atteindre 4,9 % en 2026, après une pause des hostilités.
- Indicateurs : Israël est membre de l’OCDE, avec un PIB par habitant élevé, bien que la dette extérieure ait augmenté.
- Risques : L’incertitude géopolitique chronique pèse sur l’investissement, analysée dans la fiche risque pays de la Coface..
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