

Une explosion dans la nuit, un bateau dévoré par les flammes, illustration concrète du danger qu’encourent les navires dans le golfe Persique. Touché dans la nuit de mercredi à jeudi par une frappe iranienne alors qu’il se trouvait dans les eaux irakiennes du golfe, le pétrolier grec Zefyros est parti en fumée. Depuis le début de la guerre, au moins 16 navires de commerce ont été atteints par des drones ou des missiles. Les autres bâtiments sont bloqués à l’entrée du détroit d’Ormuz, large de 55 kilomètres, et que les forces iraniennes veulent maintenir fermé.
Pour les armateurs grecs, acteurs majeurs du commerce maritime mondial, l’heure est au dilemme : doivent-ils protéger leurs navires et équipages ? Ou prendre les risques qui ont façonné les grandes dynasties d’armateurs, comme les Niarchos ou les Onassis. Au premier rang mondial avec plus de 5.500 navires, les armateurs grecs représentent environ 20 % du tonnage global. Ces niveaux atteignent 29 % pour les pétroliers, 24,5 % pour les méthaniers.
« Plusieurs centaines de navires appartenant à des Grecs ou gérés par eux se trouvent actuellement dans le Golfe ou opèrent sur des lignes commerciales directement liées à la région, explique Dimitris Roumeliotis, analyste pour la société de courtage athénienne Xclusiv Shipbrokers Inc. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils envisagent tous de traverser le détroit, mais ça illustre l’ampleur des risques potentiels pour le transport maritime grec. »
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