Le président américain s’est félicité cette nuit de « progrès considérables », se donnant de deux à trois semaines pour terminer son opération et ramener l’Iran à l’« âge de pierre ». Dans les heures qui ont suivi ces déclarations, Israël a signalé plusieurs attaques de missiles.
Les Emirats arabes unis ont intercepté 19 missiles balistiques et 26 drones iraniens.
Les défenses aériennes des Emirats arabes unis ont intercepté jeudi 19 missiles balistiques et 26 drones lancés depuis l’Iran, a annoncé le ministère de la défense émirati dans une publication sur le réseau social X.
Depuis le début des attaques iraniennes, les Emirats arabes unis affirment avoir intercepté 457 missiles balistiques, 19 missiles de croisière et 2 038 drones.
Les alliés doivent « décider de quel côté ils se trouvent », dit l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN.
Matthew Whitaker, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’OTAN, a estimé que les pays membres de l’Alliance atlantique devaient « décider de quel côté ils se trouvent », dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient.
S’exprimant dans un entretien à la chaîne pro-Trump Newsmax, M. Whitaker a jugé que « le moment est venu de passer à l’action », alors que le Royaume-Uni doit organiser cette semaine une réunion d’une trentaine de pays sur la réouverture du détroit d’Ormuz. « Il est temps de déployer des frégates dans le détroit d’Ormuz. Les Européens ont multiplié les déclarations ces dernières semaines, certaines allant à l’encontre des intérêts américains, d’autres les soutenant partiellement », a-t-il déclaré.
Selon lui, les alliés doivent désormais clarifier leur position vis-à-vis de Washington. « C’est le moment de décider de quel côté vous voulez être. Etes-vous aux côtés des Etats-Unis d’Amérique ? Etes-vous un allié clé ? Ou prenez-vous une autre direction ? Les Etats-Unis ont besoin de signes clairs de détermination morale — pas seulement des mots, mais des capacités et des actions, car c’est cela qui compte », a-t-il ajouté.
La situation au Liban est « très critique », estime le premier ministre libanais
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré que le Liban se trouvait dans une situation « très critique », alors que les frappes et les opérations terrestres israéliennes ont fait plus d’un million de déplacés dans le pays d’après les chiffres officiels.
Les déplacés sont « les principales victimes d’une guerre à laquelle ils n’ont rien à voir », a souligné le chef du gouvernement libanais depuis la capitale, Beyrouth, selon les propos rapportés par la chaîne qatarie Al-Jazira. M. Salam a également rendu un « grand hommage » aux Libanais restés dans les villages du sud du pays, promettant que l’Etat les soutiendrait et « ferait tout ce qu’il faut pour leur fournir ce dont ils ont besoin ».
De puissantes explosions secouent Téhéran, d’après l’AFP
De puissantes explosions ont retenti dans la capitale iranienne, faisant vibrer des bâtiments, a rapporté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). Les détonations ont été ressenties dans le centre de Téhéran et des médias locaux, dont le quotidien Shargh, ont signalé des explosions dans les quartiers ouest et est de la ville. Les sites concernés par ces explosions n’étaient pas connus dans l’immédiat.
Une opération militaire pour « libérer » le détroit d’Ormuz serait « irréaliste », estime Emmanuel Macron
Une opération militaire telle que la souhaitent les Etats-Unis pour « libérer » par la force le détroit stratégique d’Ormuz, verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, serait « irréaliste », a déclaré le président de la République depuis Séoul. « Ça n’est jamais l’option que nous avons retenue », a-t-il rappelé, estimant qu’une telle opération « prendrait un temps infini » et comporterait « des tas de risques ».
Emmanuel Macron estime que la guerre ne permet pas de « régler dans la durée » la question du nucléaire iranien
« Ça n’est pas une action militaire ciblée, même sur quelques semaines, qui permet de régler dans la durée la question » du programme nucléaire iranien, a déclaré le président français à des journalistes, pendant une visite d’Etat en Corée du Sud.
« S’il n’y a pas de cadre de négociation diplomatique et technique, la situation peut se redétériorer en quelques mois ou quelques années. Ce n’est que par une négociation approfondie, un accord (…) qu’on pourra s’assurer d’un suivi dans la durée et préserver la paix et la stabilité pour tous », a-t-il poursuivi.
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