EDITORIAL. OPINION. Dr Daniel Rouach.

Le Monde a titré : « Israël tourne un peu plus le dos à la France, malgré les tentatives de Paris de préserver le dialogue ». Est-ce vrai?

Les récents conflits israélo-français remontent au premier mandat de Emmanuel Macron à l’Elysée et a l’attitude de Bibi Netanyahou vis à vis de Emmanuel Macron. Avant sa candidature à l’Elysée Bibi avait refusé de le rencontrer.

J’ai suivi au millimètre la face cachée de la relation binationale.

L’animosité de Emmanuel Macron vis à vis de Netanyahou est réelle. De son côté Bibi Netanyahou ne jure que par l’Amérique. Il n’a rien à voir avec Shimon Péres, qui aimait la France presque autant qu’Israël.

Bibi ne comprend pas les contorsions de Emmanuel Macron (qui rêve d’un poste à l’ONU après la fin de son mandat?). Ne pouvant pas l’accuser d’antisémitisme il est bien embarrassé. Et cela va empirer.

Macron pour sa part n’a pas été très ouvert à Bibi et a tout fait pour discuter avec ses opposants. Yaïr Lapid, qui ne représente plus grand chose sur le plan politique en Israël, est bien le seul a avoir été reçu de nombreuses fois à l’Elysée.

La France est un grand exportateur mondial d’armes et innove sans cesse. Airbus et Dassault sont des géants mondiaux qui collaborent étroitement avec Israël. Impossible de le négliger. Et les fabricants d’armes israéliens, que je connais, sont très perturbés par la crise ouverte France-Israël. Cela ne leur rapporte rien! Bien au contraire.

Le dialogue franco-israélien a été limité depuis dix ans. En dehors de quelques mois de relative accalmie, les relations binationales ont toujours été tendues.

Notre baromètre France-Israël est la fête du 14 Juillet. Lorsque tout va bien la résidence de l’Ambassadeur à Yaffo est surbookée.

Lorsque la situation se dégrade, le 14 Juillet à l’Ambassade de France devient morose.

L’Ambassadeur de France est pro-actif et exemplaire dans son action. Il agit avec une grande efficacité sur le dossier humanitaire. C’est le seul domaine où israéliens et français ne se disputent pas.

La responsabilité de cette situation qui empire?

La politique israélienne est devenue tellement dépendante des Etats-Unis que les israéliens n’ont plus le choix. Le suivisme israélien est spectaculaire. C’est Trump qui décide.

Un autre point: sur le dossier conflictuel de l’arrêt des achats d’armes d’Israël à la France, beaucoup d’analystes se refusent à le dire dire ouvertement : Melanchon a gagné.

Ce leader anti-Israël fait tout pour créer et envenimer les relations binationales.

Rima Hassan n’a pas encore parlé, mais on peut penser qu’elle exulte. Un orgasme d’envergure qui n’étonnera personne.

LE PLUS. LE MONDE: « Le ministère de la défense israélien a annoncé, mardi, mettre fin à ses importations de défense françaises, laissant entendre que Paris ne comptait plus parmi les alliés de l’Etat hébreu. Loin des espoirs français de retisser un lien diplomatique abîmé depuis la reconnaissance de l’Etat de Palestine et en pleine guerre au Liban.

L’entretien, à l’hôtel King David de Jérusalem, aura duré plus de deux heures trente, sans politesse superflue ni incident majeur. Une petite victoire, pense-t-on à Paris. Ce long tête-à-tête, qui s’est tenu le 20 mars, entre le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, et son homologue israélien, Gideon Saar, est alors compris par le Quai d’Orsay comme une première étape, cruciale, visant à retisser le lien diplomatique abîmé entre les deux pays après la décision de la France de reconnaître, à l’été 2025, l’Etat palestinien ; un geste vécu comme une offense par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Le ministre français reste prudent dans les termes qu’il emploie pour ne pas braquer l’Etat hébreu et amener, peu à peu, Israël à entendre l’effroi de la France sur la situation au Liban. En vain.

Dix jours après cette visite, la position d’Israël s’est, au contraire, durcie, donnant à la manœuvre diplomatique française les allures d’une humiliation. Ignorant les appels de Paris, et de quelques alliés européens, l’incursion terrestre de l’armée israélienne au Liban sud se poursuit, plongeant le pays dans le chaos, depuis l’entrée en guerre du Hezbollah libanais, soutien de Téhéran, le 2 mars, trois jours après le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. « A la fin de cette opération, l’armée s’installera dans une zone de sécurité à l’intérieur du Liban », a prévenu mardi 31 mars le ministre de la défense, Israel Katz, tandis qu’Israël continue de frapper le mouvement chiite, sans épargner les civils. Selon une source sécuritaire de l’Organisation des Nations unies (ONU) citée par l’Agence France-Presse, le casque bleu tué dimanche dans le sud du Liban aurait été victime de tirs israéliens, ce que conteste l’armée de l’Etat hébreu, s’appuyant sur ses propres investigations ».

 

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