Guerre en Iran : un coût élevé pour l’économie mondiale, déjà fragilisée par les droits de douane

Une crise économique n’est pas le scénario privilégié des économistes. Mais la croissance européenne s’en ressentira fortement si le prix du baril de pétrole reste élevé.

Le cargo thaïlandais « Mayuree Naree » en flammes dans le détroit d'Ormuz, le 11 mars 2026, après une attaque iranienne. La fermeture du détroit par l'Iran fait flamber les prix du pétrole.

Par Guillaume de Calignon

Plus la guerre en Iran dure et plus les questions relatives à son impact sur l’économie mondiale se posent avec un sentiment d’urgence. Pour l’instant, les investisseurs ne paniquent pas : ils tablent sur un conflit relativement court. Tout va dépendre de l’intensité et de la durée des hostilités, donc de la hausse des prix des hydrocarbures, puisque 20 % du gaz liquéfié et du pétrole mondial transitent chaque jour par le détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran depuis deux semaines.

Une chose est sûre : la situation n’est pas similaire à celle de 2022, quand la Russie a attaqué l’Ukraine. Il y a quatre ans, l’économie mondiale tournait à plein régime, rattrapant les deux années perdues à cause du Covid. Le marché du travail était tendu, les ménages disposaient d’une forte épargne, l’inflation avait déjà commencé à grimper avant le choc énergétique, les taux d’intérêt étaient très bas et les chaînes de valeurs étaient encore désorganisées après les confinements.

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