Chaos à l’aéroport Ben Gurion après que des passagers n’ont pas pu embarquer.

Cette confusion serait due au fait que le ministère des Transports a modifié le quota de passagers sur certains avions, le passant de 100 à 200, puis encore à 100, au lendemain de la reprise des vols au départ

 

Des personnes entourent un comptoir d'enregistrement à l'aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv alors qu'un passager en partance interpelle un employé de l'aéroport, le 9 mars 2026. (Crédit : Capture d'écran : X, utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Lundi, une scène de chaos s’est produite à l’aéroport Ben Gurion, lorsque des passagers munis de billets pour un vol en partance ont perdu leur sang-froid après s’être vu refuser l’embarquement en raison de restrictions liées à la guerre.

La police a dû intervenir aux comptoirs d’enregistrement pour contenir les passagers en colère qui invectivaient le personnel de la compagnie aérienne, au lendemain de la reprise des vols au départ depuis l’aéroport de Tel Aviv, dans le contexte de la guerre avec l’Iran.

Selon la chaîne N12, ce tumulte serait dû au fait que le ministère des Transports a informé la compagnie aérienne nationale El Al, dans la nuit de dimanche à lundi, que le nombre maximum de passagers autorisés pour certains vols avait été relevé de 100 à 200, pour être ensuite ramené à 100 dans la matinée. Du fait de ces changements de dernière minute, des passagers à qui l’on avait annoncé que leur vol était validé n’ont pas été autorisés à embarquer.

Réagissant à cette information, le ministère a « réaffirmé que les compagnies aériennes ne sont pas autorisées à transporter plus de 100 passagers sur un vol au départ, conformément aux directives de l’Autorité de l’aviation civile et des autorités chargées de la défense ».

« Les compagnies aériennes se doivent de respecter ces procédures afin de garantir la sécurité de leurs passagers », a précisé le ministère, s’abstenant toutefois de tout commentaire sur l’ajustement des quotas applicables aux vols.

« Nous opérons dans le respect des directives du Commandement du front intérieur, qui sont en constante évolution, et nous nous excusons pour les désagréments causés à nos clients », a fait savoir El Al dans un communiqué.

Des centaines de milliers de passagers se sont retrouvés bloqués dans le monde entier suite à la fermeture de l’espace aérien au Moyen-Orient, après que les États-Unis et Israël ont lancé une vague de bombardements contre l’Iran le 28 février, visant à détruire ses programmes nucléaires et balistiques. L’Iran a répondu par des frappes de missiles et de drones sur toute la région.

L’aéroport Ben Gurion a progressivement rouvert dans la soirée de mercredi pour les vols entrants, afin de permettre le rapatriement de dizaines de milliers d’Israéliens bloqués à l’étranger. Quelques vols sortants, soumis à restrictions, ont repris dimanche.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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