« La décision d’ouvrir l’économie alors que le système éducatif est fermé a créé une situation intolérable dans laquelle les parents sont contraints de choisir entre leur gagne-pain et la garde de leurs enfants », a déclaré lundi le président de la Fédération nationale du travail, Yoav Simchi.

Au début de la semaine, le ministère des Finances a présenté un premier cadre d’indemnisation pour les employés, en accordant une attention particulière aux parents qui travaillent et qui ont choisi – ou qui ont dû prendre – un congé sans solde en raison de la guerre avec l’Iran. Selon ce nouveau dispositif, pendant la période de congé sans solde, les employés pourraient bénéficier d’allocations chômage de la part du gouvernement, sous réserve de conditions d’éligibilité assouplies qui n’ont pas encore été publiées.

Ces allocations chômage ne couvriront toutefois pas la totalité du salaire ou des avantages sociaux perdus, car elles ont été plafonnées à 70 % du salaire normal.

« Les ménages israéliens ne peuvent pas payer leurs factures et subvenir aux besoins de leur famille avec 70 % de leur salaire », a dénoncé Simchi. « Au lieu de venir en aide aux travailleurs qui sont en première ligne sur le front économique depuis deux ans et demi, le gouvernement les place sous le régime de l’assurance-chômage et leur inflige une perte équivalente à 30 % de leur salaire, et ce à la veille de Pessah. »

« Le projet de loi ignore les travailleurs dont l’activité professionnelle ou commerciale a diminué et il laisse des centaines de milliers d’employés, en particulier les travailleurs indépendants, sans protection, sans salaire et sans filet de sécurité », a-t-il ajouté.

Alors qu’elle entre dans sa deuxième semaine, la guerre avec l’Iran devrait encore aggraver la situation financière des salariés en général, et celle des travailleurs indépendants et des petites entreprises en particulier, qui peinent à se remettre des dommages économiques causés par la guerre contre le Hamas à Gaza, selon Daphna Aviram-Nitzan, directrice du Centre pour la gouvernance et l’économie de l’IDI.

Le sondage de l’IDI réalisé à la mi-janvier de cette année a révélé que près d’un tiers (27 %) des travailleurs (salariés et indépendants) en Israël ont vu leur salaire ou les revenus personnels issus de leur activité diminuer et leurs heures de travail réduites par rapport à la période précédant la guerre contre le Hamas. L’enquête menée par l’IDI a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 193 salariés et travailleurs indépendants.

« Les dommages économiques causés par les événements du 7-Octobre restent particulièrement graves pour les ménages à faibles revenus », indique le rapport de l’IDI coécrit par Aviram-Nitzan.

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