ISRAELVALLEY SPECIAL. L’Iran veut frapper des entreprises de la tech : La République islamique a indiqué sa volonté de cibler « les centres économiques et les banques » dans le Golfe et en Israël. Elle a précisé qu’elle pourrait notamment viser Amazon, Google, Microsoft, IBM, Oracle ou encore Nvidia.
Nouvelle étape de la guerre Israël-Iran qui inquiète le monde du hightech israélien et américain. L’Iran menace de cibler les très nombreux bureaux d’Amazon, Google, Microsoft et Nvidia actifs en Israël. Même si cette menace semble assez faible (les systèmes anti-missiles israéliens sont redoutables), il est clair qu’un seul missile touchant Google à Tel-Aviv (la Tour Electra) pourrait avoir un effet dévastateur.
Dans la liste cible des Iraniens, le groupe américain Apple n’est pas menacé (un oubli?). Le géant de la technologie Apple possède deux centres de R&D à Herzliya et Haïfa. Apple a démarré ses activités en Israël après avoir acquis la start-up israélienne Anobit en 2012. L’entreprise américaine dispose de centres de Recherche &Développement à Herzliya et Haïfa, avec plus de 1.000 employés.
LA LISTE. L’agence de presse iranienne Tasnim a publié une liste de cibles potentielles de l’Iran qui inclut notamment les bureaux des géants technologiques Amazon, Google, Microsoft et Nvidia situés en Israël et dans plusieurs pays du Golfe. Selon l’agence, ces sites pourraient être visés dans le cadre d’une extension de la guerre régionale vers une « guerre contre les infrastructures ».
Tasnim affirme que le champ des cibles potentielles de l’Iran s’élargit progressivement, sans toutefois citer de source précise pour étayer cette possible évolution.
A SAVOIR. L’Iran a assuré mercredi 11 mars être prêt à une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, un conflit régionalisé qui menace l’économie mondiale et l’approvisionnement en pétrole.
LE PLUS. Plus de 2 500 entreprises américaines sont implantées en Israël et emploient directement environ 72 000 Israéliens.
LES ECHOS. « La plupart des grands noms des technologies de l’information ont pris pied dans la Silicon Wadi, qui s’étire entre Tel-Aviv et Haïfa. Et les relations privilégiées que le monde de la high-tech américain entretient avec Israël ne datent pas d’hier. Présent depuis 1974 dans l’Etat hébreu, le numéro un mondial des microprocesseurs Intel a ouvert la voie (lire encadré), et fortement participé à l’essor du high-tech israélien.
Depuis, pas moins de 250 centres de R & D ouverts dans le pays sont aux mains de multinationales, le plus souvent d’origine américaine. Les exemples fourmillent. Fin décembre, Google, qui compte deux centres israéliens de R&D, a inauguré à Tel-Aviv de nouveaux locaux qui feront aussi office d’incubateur.
Le mois dernier, c’était au tour d’Apple d’annoncer l’ouverture d’un troisième pôle de recherche israélien dans la ville de Ra’anana. Quant à Microsoft, établi dans le pays depuis 1991, il compte également deux centres de R &D israéliens d’envergure mondiale (600 salariés), auxquels s’est ajouté voilà un an un accélérateur ciblant les start-up spécialisées dans les technologies open source.
En s’implantant en Israël, les géants américains du secteur ne se contentent pas de capter les meilleurs talents, des ingénieurs issus le plus souvent des unités technologiques de l’armée israélienne. Ils en profitent pour s’offrir des pépites locales, à l’instar de l’équipementier Cisco qui a consacré 1,5 milliard de dollars à des acquisitions israéliennes ces quinze dernières années. Et vient de s’emparer du fournisseur des réseaux mobiles Intucell pour 475 millions de dollars ».
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