- Tensions diplomatiques et politiques : L’Espagne a qualifié la réponse israélienne à Gaza de « génocide », entraînant de vives tensions avec Tel-Aviv. Madrid a interdit l’accès à son territoire à certains ministres israéliens et a appelé à l’exclusion d’Israël des compétitions internationales.
- Embargo sur les armes et sanctions : En 2025, l’Espagne a officialisé un embargo total sur les ventes et achats d’armes avec Israël, annulant des contrats militaires importants, comme celui des lance-roquettes SILAM.
- Solidarité palestinienne : Le gouvernement espagnol (de gauche) se positionne fortement en faveur de la Palestine, en solidarité avec le peuple palestinien.
- Liens économiques et militaires : Malgré l’embargo, des liens industriels subsistaient, l’Espagne important des technologies stratégiques israéliennes, bien que le gouvernement cherche à réduire cette dépendance.
Donald Trump a menacé mardi de « cesser tout commerce avec l’Espagne », lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l’Iran et ses dépenses militaires qu’il juge insuffisantes.
« Nous allons cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l’Espagne », a déclaré le président américain depuis la Maison-Blanche.
« L’Espagne a été terrible », a attaqué Donald Trump, en reprochant au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de refuser à l’aviation américaine l’accès à des bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l’Iran.
« C’est le seul pays de l’OTAN qui n’a pas accepté de consacrer 5 % » de son PIB à des dépenses de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’OTAN poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé.
« L’Espagne a été très, très peu coopérative », a encore regretté Donald Trump.
Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l’Espagne était « un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde », dont les États-Unis.
« Si l’administration américaine souhaite revoir [sa relation commerciale avec l’Espagne], elle devra le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l’Union européenne et les États-Unis », indique ce communiqué.
« Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d’éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement », est-il aussi écrit.
Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n’avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain » ni n’avoir « reçu aucune plainte » au sujet des bases militaires de Rota et Moron.
Il avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole ».
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