Israël-Espagne. Une crise réelle. Des liens économiques et militaires en mauvais état .

Par |2026-03-05T07:08:58+01:005 Mar 2026|Catégories : ECONOMIE|
Les relations entre l’Espagne et Israël, établies en 1986, sont historiquement structurées mais traversent une crise majeure. Actuellement, l’Espagne est l’un des pays européens les plus critiques envers la politique israélienne, imposant un embargo sur les armes. Bien qu’il existe des liens commerciaux, les tensions diplomatiques sur la question palestinienne sont au plus haut.
  • Tensions diplomatiques et politiques : L’Espagne a qualifié la réponse israélienne à Gaza de « génocide », entraînant de vives tensions avec Tel-Aviv. Madrid a interdit l’accès à son territoire à certains ministres israéliens et a appelé à l’exclusion d’Israël des compétitions internationales.
  • Embargo sur les armes et sanctions : En 2025, l’Espagne a officialisé un embargo total sur les ventes et achats d’armes avec Israël, annulant des contrats militaires importants, comme celui des lance-roquettes SILAM.
  • Solidarité palestinienne : Le gouvernement espagnol (de gauche) se positionne fortement en faveur de la Palestine, en solidarité avec le peuple palestinien.
  • Liens économiques et militaires : Malgré l’embargo, des liens industriels subsistaient, l’Espagne important des technologies stratégiques israéliennes, bien que le gouvernement cherche à réduire cette dépendance.
En somme, si les relations sont importantes d’un point de vue diplomatique et stratégique (défense), elles sont actuellement définies par une confrontation politique directe plutôt que par une coopération étroite.
LE PLUS.

Donald Trump a menacé mardi de « cesser tout commerce avec l’Espagne », lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l’Iran et ses dépenses militaires qu’il juge insuffisantes.

« Nous allons cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l’Espagne », a déclaré le président américain depuis la Maison-Blanche.

« L’Espagne a été terrible », a attaqué Donald Trump, en reprochant au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de refuser à l’aviation américaine l’accès à des bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l’Iran.

« C’est le seul pays de l’OTAN qui n’a pas accepté de consacrer 5 % » de son PIB à des dépenses de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’OTAN poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé.

« L’Espagne a été très, très peu coopérative », a encore regretté Donald Trump.

Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l’Espagne était « un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde », dont les États-Unis.

« Si l’administration américaine souhaite revoir [sa relation commerciale avec l’Espagne], elle devra le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l’Union européenne et les États-Unis », indique ce communiqué.

« Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d’éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement », est-il aussi écrit.

Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n’avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain » ni n’avoir « reçu aucune plainte » au sujet des bases militaires de Rota et Moron.

Il avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole ».

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