ISRAELVALLEY SPECIAL.
La coopération entre la DGSE française et le Mossad israélien, bien qu’historiquement marquée par des tensions, s’est intensifiée sur le contre-terrorisme et le renseignement au Moyen-Orient depuis 2012. Les services échangent des informations cruciales sur la Syrie et l’Iran, et ont collaboré pour localiser des otages à Gaza après le 7 octobre 2023.
Points clés de cette relation :
- Intensification (Syrie) : Depuis la fermeture de l’ambassade de France à Damas en 2012, la DGSE s’appuie fortement sur le Mossad pour le renseignement dans la région, notamment face à l’État islamique.
- Coopération stratégique : Les deux agences travaillent de concert sur le dossier iranien et la lutte contre le terrorisme. Après le 7 octobre 2023, des échanges de haut niveau ont eu lieu concernant les otages à Gaza.
- Échanges de compétences : Le Mossad bénéficie des capacités de renseignement de la DGSE (moyen-orient, renseignement humain) pour éviter une dépendance exclusive envers la CIA.
- Tensions et « Coups fourrés » : La relation est aussi faite de méfiance, marquée par des tentatives de recrutement d’agents français par le Mossad (opération Ratafia en 2011-2012) et une surveillance mutuelle.
Malgré ces rivalités, les impératifs de sécurité nationale maintiennent un lien opérationnel fort entre les deux service.
LE PLUS.
A. France, Israël. Reconnaissance de la Palestine : la coopération Mossad-DGSE épargnée par les représailles israéliennes ? Selon www.intelligenceonline.fr : « Alors que la France s’apprête à reconnaître la Palestine, toutes les parties s’accordent, à court terme, pour éviter que la coopération de renseignement entre Tel-Aviv et Paris soit impactée ».
B. L’EXPRESS : »Mossad – DGSE, nos révélations : entre rendez-vous secrets à Paris et informateurs à Gaza. Renseignement. Depuis 1948, les services secrets français et israéliens cultivent une relation spéciale, malgré des tensions fréquentes. Un lien aujourd’hui fragilisé par la reconnaissance de la Palestine.
A l’automne 2023, le général Aharon Haliva se rend au siège de la DGSE, à Paris. Le directeur du renseignement militaire israélien arrive directement de Tel-Aviv. Encore sidéré, il tente d’éclairer les événements du 7-Octobre 2023″.