Israël, en secret et dans une discrétion absolue, accompagne la révolution technologique qui agite le monde agricole en France.

Par |2026-02-26T11:16:10+01:0026 Fév 2026|Catégories : FRANCE-ISRAEL|

IsraelValley, très bien informé des nombreux accords France-Israël dans le monde de l’agriculture et de l’Agritech ne va pas transmettre des informations sensibles qui pourraient poser des problèmes à la coopération France-Israël. « Vivons heureux, vivons cachés ».

Les LFI istes, qui nous lisent, adeptes du mouvement BDS, recherchent mille occasions pour interrompre la bonne liaison France-Israël. 

De nombreuses firmes israéliennes (au moins une trentaine) accompagnent la révolution technologique qui agite le monde agricole en France. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… ce sont les nouvelles technologies (agritech) israéliennes qui doivent permettre aux cultivateurs et éleveurs français de travailler dans un monde plus durable.

SELON L’EXPRESS : « Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l’a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel.

En France, la révolution technologique qui agite le monde agricole a surgi de ses propres entrailles, initiée par les nouvelles générations marquées par le spectacle désolant de leurs parents croulant sous les tâches administratives. Ces jeunes ayant grandi avec Internet ont mis au point de nouveaux outils, pour remplir des formulaires contraignants.

« Sur une exploitation de taille moyenne, un agriculteur y consacre environ 500 heures par an, produisant une centaine de documents », détaille le Charentais David Joulin. Diplômé d’une école d’ingénieur, il a développé avec Brice Texier, son associé, un projet en libre accès (open source) financé par la région Nouvelle-Aquitaine, visant à centraliser toutes les données d’un établissement au sein d’une même interface et à automatiser les tâches liées à la comptabilité, à la traçabilité de la production, au suivi des documents réglementaires, voire à la gestion des animaux, des parcelles et autres objets connectés.

Ainsi est née en 2015 la start-up Ekylibre, proposant le premier logiciel « tout en un » dans un marché jusqu’alors fragmenté avec une quantité de solutions spécialisées.

Seul face aux affres d’Excel.

La plupart d’entre elles, trop onéreuses, restaient difficilement abordables. Celui d’Ekylibre d’abord gratuit, a ensuite été proposé à 9,90 euros par mois, attirant plus de 5 000 utilisateurs en 2017. Un prix d’entrée de gamme qui n’a pas changé mais, depuis, complété par d’autres offres.

Même constat partagé par Charles Terrey dans le Grand Est. « Après avoir repris la ferme de mon grand-père, je me suis retrouvé seul face à Excel à effectuer des tâches chronophages relevant du calvaire administratif. » A l’issue d’une étude de marché menée auprès de 400 agriculteurs, cet ingénieur a créé avec un ami, rencontré sur les bancs de l’école, la start-up TerraGrow en 2024. Leur logiciel permet de gérer une exploitation comme une entreprise. « À côté de la gestion réglementaire, on peut réaliser des prévisionnels de stocks et de trésorerie sur douze mois, tout en adaptant et réduisant les coûts de production », détaille-t-il. Plus de 1 050 clients l’ont déjà adopté en France. Charles Terrey compte accélérer le développement de ses briques technologiques pour aider les experts-comptables à aller plus loin dans l’analyse et le conseil et faciliter le passage au registre phytosanitaire numérique des coopératives. « Notre force de frappe, c’est de mettre au point des systèmes d’IA permettant d’annuler ou presque la saisie pour l’agriculteur », précise ce passionné de deeptech.

Un modèle économique complexe.

« Avec l’IA, le temps dédié aux saisies administratives pourrait tomber à 50 heures par an », estime de son côté David Joulin*, qui mise sur cette technologie pour lever d’autres verrous. « Développer des outils s’avère long et coûteux. Ce modèle économique complexe demande beaucoup de ressources dans un marché agricole qui a peu de moyens », reconnaît-il. Sans compter les difficultés pour les financer dans un contexte morose pour les start-up où les levées de fonds se raréfient. Autre frein : les réticences de certains agriculteurs vis-à-vis de l’IA. Mais dans un futur proche, grâce à elle, « les interfaces souvent nébuleuses laisseront place à des agents de collecte d’informations vocaux et l’apprentissage des logiciels deviendra plus facile », dit l’entrepreneur, cofondateur de La Ferme digitale. Récemment, il s’est associé avec la start-up Bziiit pour développer des agents d’IA affectés à des tâches précises, qui aideront à monter des dossiers de demandes de subventions. De quoi voir plus clair dans les méandres de l’administration.

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