Fusillades, agressions, cambriolages : la carte de la criminalité en Israël révèle de fortes disparités entre les grandes villes du pays.
Une analyse des données policières, portant sur les neuf premiers mois de 2025 et réalisée par N12, met en lumière les localités les plus touchées par les infractions violentes et les atteintes aux biens.
Avec un taux de 1,16 % de dossiers ouverts pour faits de violence rapporté à sa population, Beersheva arrive en tête des grandes villes israéliennes. Elle devance Ramla (0,87 %), Ashkelon (0,82 %), Bat Yam (0,8 %) et Ashdod (0,72 %).
À l’autre extrémité du classement figurent Beit Shemesh, Bnei Brak, Raanana, Modi’in-Maccabim-Re’ut et Modi’in Illit, cette dernière affichant un taux près de sept fois inférieur à celui de Beer Sheva.
Les chiffres englobent les infractions sexuelles, les violences physiques et les atteintes aux personnes, selon la classification de la police. Les agressions représentent plus de la moitié des faits enregistrés. En 2025, 420 enquêtes pour meurtre ou tentative de meurtre ont été ouvertes, alors qu’environ 300 personnes ont été tuées sur l’année, majoritairement au sein de la société arabe.
En matière de crimes contre les biens, Tel Aviv domine nettement le classement, avec un taux supérieur de 60 % à celui de Beersheva, deuxième sur cette catégorie. Derrière elles figurent notamment Bat Yam, Ramla, Lod, Kfar Saba, Holon et Ashkelon — des villes déjà bien placées pour les violences.
À l’inverse, Modi’in-Maccabim-Re’ut, Jerusalem, Bnei Brak, Beit Shemesh et Modi’in Illit figurent parmi les plus épargnées pour les vols, cambriolages et incendies criminels.
Au niveau national, la dégradation volontaire de biens constitue l’infraction la plus fréquente, suivie des vols de véhicules et des cambriolages. À Tel Aviv, le vol de vélos apparaît comme le phénomène le plus répandu.