EDITORIAL. GUILLAUME ASSOUN. ECONOMIE ET ETHIQUE. « Pendant une soirée organisée par l’UFE Israël et son président, Gérard Pomper, Dan Catarivas a partagé une analyse percutante sur les défis économiques d’Israël.
Ce qui m’a marqué, c’est que les chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire. La prospérité, la vraie, se construit avec des valeurs solides. L’éthique économique, c’est bien plus qu’un concept; c’est ce qui nous permettra de bâtir un avenir où la justice sociale n’est pas juste un vœu pieux, mais une réalité concrète.
On parle souvent d’esprit d’équipe, de collaboration.Travailler ensemble, c’est bien plus que des mots. C’est une discipline, un engagement quotidien. Et surtout, c’est la reconnaissance que la haine gratuite, ces petites mesquineries, ces grandes querelles, sont nos véritables ennemies.
Il est temps de construire des ponts, de chercher des terrains d’entente, même – et surtout – quand nous ne sommes pas d’accord.
La chanson Giborei Al de Hatikva 6 qui passe souvent à la radio en ce moment dit dans son refrain:
« C’est vrai que tout le monde ici semble être habitué, mais
Nous sommes une nation de super-héros.
Il y a toujours un soldat qui se cache en chacun de nous,
Prêt à sauver le monde. »
Ces paroles ne sont pas là pour nous flatter. Elles sont là pour rappeler que chacun de nous a le pouvoir d’agir, de faire quelque chose de grand. Cette sorte de schizophrénie que nous vivons entre la vie civile et la vie militaire n’est pas un idéal, mais la dure réalité qui nous oblige à nous remettre en question en permanence. Cela nous force à ouvrir nos cœurs et nos esprits à l’autre. Ce n’est pas de la faiblesse; c’est de la force, de la résilience.
Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où tout va plus vite. Les rumeurs, les jugements, les réseaux sociaux, la technologie et l’intelligence artificielle semble tout envahir. Ces technologies sont incroyables, mais elles doivent rester des outils à notre service, pas l’inverse. L’IA ne doit jamais remplacer notre jugement éthique. Si nous laissons l’IA prendre le dessus sans y insuffler nos valeurs, nous risquons de perdre de vue ce qui nous rend vraiment humains.
Pour conclure, voici ma réflexion : Descartes disait « Je pense, donc je suis. » Mais dans le monde d’aujourd’hui, où l’action est essentielle, je dirais plutôt « Je fais, donc je suis. » Cela veut dire agir, avec éthique, avec respect, avec la volonté de construire plutôt que de diviser. C’est ce besoin de concret, cette envie de bouger, d’avancer ensemble, qui explique peut-être la fameuse « Houtzpa » israélienne. Parce qu’ici, en Israël, qui ne tente rien n’a rien. Et c’est cette audace, cette capacité à innover, qui continuera à propulser nos projets et notre pays vers l’avant. Mais il ne suffit pas de tenter, il faut aussi réussir ensemble, avec respect et unité.
Guillaume Hassoun.
