Lyon comme capitale de la sécurité mondiale
Interpol restera bien à Lyon. Une convention vient d’être signée entre l’Etat, les collectivités locales et la police de la criminalité internationale pour lui permettre de s’étendre dans la capitale des Gaules. Une pérennisation qui conforte Lyon comme capitale de « la sécurité mondiale ».

LE PLUS. Après des années de doute, de supposition et de négociations, le verdict est tombé : le siège mondial d’Interpol restera bien dans la capitale des Gaules. Implantée aux abords du Rhône entre le Parc de la Tête d’Or et la Cité internationale, le moteur de l’organisation de la lutte contre la criminalité internationale va s’étendre sur une parcelle jusqu’ici inoccupée et détenue par la ville de Lyon.
Etat et collectivités, soutiens financiers du projet.
Le bâtiment, inauguré en 1989, avait été configuré pour accueillir près de 350 agents. 36 ans plus tard, son renforcement sur la scène internationale et l’évolution des enjeux et des menaces (narcotrafic, cybersécurité, trafic d’êtres humaines) ont conduit l’entité à renforcer ses effectifs. Un millier d’agents travaillent aujourd’hui dans cette agence capable de faire coopérer les polices de ses 196 pays membres. Pour faire face à ce manque d’espace, Interpol loue aujourd’hui des bureaux.
D’où sa volonté d’étendre son siège, mais aussi de rénover sa partie initiale. Un chantier qui se voit confirmer aujourd’hui par la convention signée entre l’Etat, Interpol, la Ville de Lyon, la Métropole mais aussi la Région, qui ont tous participé au financement de l’opération.
En premier lieu l’Etat, à hauteur de 43,2 millions d’euros sur un coût total estimé à plus de 61 millions d’euros pour la seule extension, détaille Fabienne Buccio, préfète de région. Une somme significative qui constitue « un effort pour l’Etat », souligne Fabienne Buccio, rappelant que ce dossier a nécessité de « définir un effort financier équilibré ». La Région et la Métropole de Lyon apportent chacune 9 millions d’euros et la Ville de Lyon cède, pour un euro symbolique, une parcelle de 6.500 m2 attenant à Interpol, évalué à 16 millions d’euros.