Téhéran se dit prêt à réduire le degré d’enrichissement de son uranium à 60 % en échange de la levée des sanctions, mais la communauté internationale, et particulièrement Israël, redoute un détournement vers des applications militaires.
Mohammad Eslami, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne
Iran pourrait diluer son uranium enrichi à 60 % si les sanctions sont levées, Israël toujours inquiet.
Des inspecteurs de l’AIEA supervisent actuellement d’autres installations nucléaires en Iran, dans le cadre de discussions indirectes avec les États-Unis, reprises vendredi dernier à Oman. « Pour les centres non endommagés, les inspections ont été effectuées dans le cadre d’une interaction continue ; après la guerre, des visites ont eu lieu dans les centres intacts, et certaines inspections sont encore en cours », a précisé Eslami.
Cependant, l’AIEA a souligné que l’Iran n’avait toujours pas autorisé l’accès aux sites bombardés en juin, et que le suivi des stocks d’uranium enrichi – jusqu’à 60 %, à un pas de l’uranium militaire, 90 % – était « longtemps attendu ». L’agence a rappelé que la perte de « continuité des connaissances » sur ces stocks complique la reconstitution exacte de leur quantité et de leur localisation, ce qui représente « un sujet de préoccupation grave ».
Plus tôt cette semaine, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’un arrêt complet de l’enrichissement était « absolument inacceptable ». Selon lui, les discussions devraient se concentrer sur la poursuite de l’enrichissement tout en garantissant son usage civil et pacifique.
Face à ces déclarations, le président américain Donald Trump a menacé d’attaquer l’Iran après un renforcement naval américain dans la région, exigeant l’abandon de l’enrichissement et l’arrêt du développement de missiles balistiques ainsi que du soutien aux groupes armés régionaux. Israël, qui suit de près chaque avancée du programme iranien, reste particulièrement préoccupé par la possibilité qu’une telle enrichissement rapproche Téhéran d’une capacité nucléaire militaire.
Selon un diplomate régional, l’Iran reste disposé à discuter du « niveau et de la pureté » de l’enrichissement ou d’un consortium régional, mais rejette toute interdiction totale. La situation demeure donc fragile, et les consultations internationales doivent encore déterminer si un compromis sur la dilution de l’uranium pourra permettre de désamorcer les tensions.
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