Qu’est-ce que le Conseil de la paix de Donald Trump, cette organisation « en concurrence directe » avec l’Onu ?

Lancée à Davos le 22 janvier 2026, la nouvelle organisation internationale créée par Donald Trump compte désormais 22 États membres et les israéliens ont compris que ce nouvel organisme ne condamnera pas Israël hostile à Israël de manière maladive.
A l’ONU, parmi les principales résolutions sur la question Palestinienne et Israël figurent les résolutions 242 (1967), 338 (1973), 446 (1979), 452 (1979), 465 (1980), 476 (1980), 478 (1980), 1 397 (2002), 1 515 (2003), 1 850 (2008) et 2 334 (2016). La résolution 446 (1979) exige l’arrêt « de la colonisation israélienne ».

Le président états-unien Donald Trump s'exprime lors du lancement de son nouveau Conseil de la paix (« Board of Peace » en anglais), à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026

Le président états-unien Donald Trump s’exprime lors du lancement de son nouveau Conseil de la paix.

Sur le papier, le nouveau Conseil de la paix est une « organisation internationale » dont l’objectif – louable – est d’« assurer une paix solide dans les régions affectées ou menacées par un conflit ».

Mais, dans les faits, il s’agit bien d’une « initiative inédite visant à se poser en opposition frontale avec les Nations unies », confirme Romain Le Bœuf, professeur de droit public et spécialiste de droit international à l’université d’Aix-Marseille.

Selon l’universitaire, ce Conseil de la paix entre « en concurrence directe » avec l’Onu, dans la mesure où il se fixe la même mission que cette dernière, « maintenir la paix mondiale ».

Lancé à Davos, en Suisse, lors du Forum économique mondial le 22 janvier 2026, ce « Board of Peace » est surtout un instrument imaginé par et pour Donald Trump.

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