Les Etats-Unis quittent définitivement l’OMS. Au 23 janvier 2026, les seuls pays ne participant pas à l’Organisation mondiale de la santé sont les États-Unis, le Liechtenstein, les îles Cook, Niue et Taïwan . L‘Argentine a annoncé mercredi son retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’Argentine a invoqué de « profondes divergences » avec la gestion des questions de santé par l’OMS. Cette décision fait suite au retrait des États-Unis de la principale agence de santé des Nations Unies le mois dernier.
Un an après leur annonce d’une rupture fracassante, le divorce est consommé. Dans une déclaration commune, le ministre de la santé américain, Robert F. Kennedy Jr, et le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, ont confirmé, le 22 janvier, que les Etats-Unis avaient officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme le président Donald Trump l’avait annoncé dès le premier jour de son mandat, le 20 janvier 2025. « Choses promises, choses dues », triomphent les deux républicains. Cette décision plonge l’OMS dans un territoire jusque-là inconnu.
La Constitution de l’OMS ne prévoit pas que ses Etats membres puissent se retirer. Un choix délibéré dans le contexte d’après-guerre. « Les rédacteurs comprenaient les luttes historiques contre la propagation internationale des maladies et ils voyaient comment une organisation véritablement universelle rendrait le monde plus sûr ; c’est pourquoi ils n’ont pas inclus de clause de retrait », a expliqué le conseiller juridique principal de l’OMS, Steve Solomon, devant les journalistes à la mi-janvier.
Mais les Etats-Unis ont toujours joui d’un statut particulier, puisque, au moment de leur adhésion, en 1948, le Congrès américain a voté une résolution conjointe, acceptée par les autres Etats membres de l’OMS, « se réservant, seuls parmi les pays, le droit de se retirer », selon M. Solomon. Et ce, à deux conditions : respecter un préavis d’un an entre l’annonce et le retrait effectif, et être à jour de ses dettes. Plus précisément, la résolution prévoit que « les obligations financières (…) soient intégralement honorées pour l’exercice financier en cours ».