Lundi. Radio J à 7h05. En direct. Le système Dôme de fer est-il américain comme l’a affirmé à Davos Donald Trump? Chronique hightech de Daniel Rouach. En direct.
Bonjour Ilana,
Israël a d’abord développé seul le « Dôme de fer » après la guerre du Liban de 2006, avant d’être rejoint par les Etats-Unis, qui ont apporté leur savoir-faire en matière de défense et des milliards de dollars de soutien financier.
Le système Dôme de fer israélien, conçu à l’origine par Rafael, s’est taillé une réputation d’efficacité en protégeant efficacement Israël.
La technologie des missiles constitue l’arme de dissuasion ultime et une arme tactique. Au départ les États-Unis, la Russie et la Chine ont dominé ce domaine grâce à leurs vastes arsenaux nucléaires et leurs innovations hypersoniques. Des pays comme l’Inde, la Corée du Nord, la France et Israël sont devenus des leaders.
Donald Trump a affirmé que ce système n’est pas israélien mais américain et a déclaré à Davos: « J’ai dit à Bibi d’arrêter de s’attribuer le crédit pour le Dôme de Fer, le mérite nous revient ». Ce système d’interception repose en fait sur une coopération bilatérale israélo-américaine mise en place après 2011.
Le développement du système, jusqu’à un stade avancé, fut intégralement israélien, incluant tests et résolution de problèmes. Des composants américains ont été très vite intégrés. À des phases ultérieures, une implication d’ingénierie américaine et des tests aux États-Unis ont eu lieu.
Le « Dôme de Fer » naquit en Israël en 2007 est réalisé par Rafael, en collaboration avec Elta (filiale d’Israel Aerospace Industries) pour le radar, et mPrest pour le système de commande et de contrôle. En 2011, après des tests réussis, les États-Unis devinrent un partenaire clé.
Seuls quelques pays ont acheté un système Iron Dome, parmi lesquels l’Inde, Singapour et l’Azerbaïdjan.
Le développement du système, jusqu’à un stade avancé, fut intégralement israélien, incluant tests et résolution de problèmes. Des composants américains sont intégrés depuis 2011. À des phases ultérieures, une implication d’ingénierie américaine et des tests ont eu lieu aux États-Unis.
Le « Dôme de Fer » naquit en Israël en 2007 et son développement fut entièrement réalisé par la Rafael, en collaboration avec Elta (filiale d’Israel Aerospace Industries) pour le radar, et mPrest pour le système de commande et de contrôle. Dès 2011, après des tests réussis, les États-Unis devinrent un partenaire clé.
Aide économique : Les administrations américaines, de Obama à Trump, ont injecté plus de $1,3 milliards ont été alloués au Dôme de Fer.
Conformément aux accords, environ 70 % des intercepteurs sont fabriqués aux États-Unis par le géant de la défense Raytheon. En 2014, un accord garantit $429 millions pour l’acquisition de batteries supplémentaires, favorisant la coproduction américaine.
CONCLUSION. S’agissant de l’invention et du développement technologique, le crédit revient entièrement à Israël. Cependant, pour son déploiement à grande échelle et opérationnel, Trump a bien raison : le rôle américain est crucial. Sans le financement et les infrastructures industrielles des États-Unis, Israël n’aurait pu maintenir un stock d’intercepteurs assurant une protection continue.
Il a mis en avant les taux d’interception particulièrement élevés, qu’il attribue à la combinaison de technologies parmi les plus avancées au monde et à l’engagement de soldats d’élite, grâce auxquels « de nombreuses vies ont été sauvées ».