Augmentation des recettes fiscales (+12%) en 2025
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Les recettes fiscales israéliennes ont atteint un niveau record de 509,3 Mds ILS (161 Mds USD) en 2025 (soit 24 % du PIB), en hause de 12 % g.a., dépassant l’objectif initial fixé dans le budget (+8 %). Cette performance s’explique par la mise en œuvre réussie du programme de facturation numérique de l’Israel Tax Authority, qui a réduit les possibilités de fraude et amélioré le taux de conformité fiscale. Elle résulte également de plusieurs mesures fiscales discrétionnaires, notamment la hausse du taux de TVA, l’introduction d’une surtaxe additionnelle et l’application de la loi sur les bénéfices bloqués, qui ont élargi l’assiette fiscale. Dans ce contexte, le déficit public d’Israël s’est établi à 4,7 % du PIB en 2025, soit 98,6 Mds ILS (31 Mds USD), un niveau inférieur au plafond légal de 5,2 % mais supérieur à l’objectif initial du budget fixé à 4,2 %.
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2. Creusement du déficit commercial (4,9 %) en 2025
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Selon le bilan du commerce extérieur publié par le Bureau central des statistiques, les importations israéliennes sont passées de 126,9 Mds ILS (40 Mds USD) en 2024 à 133,1 Mds ILS (42 Mds USD) en 2025, tandis que la part des exportations de biens rapportée au total des importations a reculé à 59,3 %, contre 62,3 % un an plus tôt. Les données font également apparaître une hausse marquée des importations de voitures particulières à usage professionnel, en progression de 66,0 % en rythme annuel, ainsi qu’une forte augmentation des biens d’investissement, en hausse de 35,4 %, traduisant un regain de la demande liée à l’activité économique et aux besoins de capital productif.
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3. Israël se finance sur les marchés internationaux à des conditions proches de l’avant-guerre
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La prime de risque d’Israël s’est nettement détendue, revenant à des niveaux proches de ceux observés avant la guerre. La semaine dernière, le Trésor du ministère des Finances a levé 6 Mds USD sur les marchés internationaux dans un contexte d’amélioration des conditions financières, liée notamment à l’apaisement de la situation sécuritaire. L’émission a été réalisée avec un écart pondéré de 102 points de base au-dessus de l’obligation équivalente du Trésor américain, contre 154 points de base lors de l’émission internationale de l’an dernier, soit une amélioration de 34 %. L’opération a suscité une forte demande, atteignant 36 Mds USD, soit six fois le montant levé, et a attiré près de 300 investisseurs issus de plus de 30 pays, illustrant le retour de l’appétit des marchés pour la dette souveraine israélienne.
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4. Nvidia envisage d’investir dans un méga campus R&D à Kiryat Tivon
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Nvidia a confirmé officiellement la création d’un vaste campus de R&D en Israël, à Kiryat Tivon, dans le district de Haïfa, pour un investissement annoncé de plusieurs milliards de dollars. Le projet portera sur un site d’environ 36 hectares avec une surface bâtie de 160 000 m² et doit accueillir jusqu’à 10 000 salariés, ce qui en ferait le deuxième plus grand centre du groupe après son siège aux États-Unis, tout en portant les effectifs de Nvidia en Israël à près de 15 000 personnes à terme. Les travaux devraient débuter en 2027 pour une mise en service progressive à partir de 2031. L’État israélien accordera à Nvidia une décote d’environ 51 % sur le foncier, l’entreprise devant acquitter environ 90 M ILS pour le terrain et près de 7,5 M ILS par an en taxes locales après réduction. En parallèle, Nvidia prévoit la construction à proximité immédiate de l’un des plus grands centres de données d’Israël et du Moyen-Orient, d’une superficie d’environ 30 000 m² et exclusivement dédié à ses besoins de développement internes. L’ensemble du projet est présenté par les autorités comme un levier majeur de développement économique et technologique pour le nord du pays, même s’il soulève des enjeux importants en matière d’infrastructures de transport et d’approvisionnement énergétique.
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5. La Tech emploie 32 600 personnes en Europe dont 12 % en France
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Selon une étude de EIT hub, Planven et KPMG, 1 686 entreprises technologiques israéliennes étaient actives en Europe fin 2025, dont 279 en France. Elles employaient 32 617 personnes sur le continent, dont 1 750 dans l’Hexagone. Ces chiffres placent la France au 3ème rang de l’UE des principaux pays d’activité de la tech israélienne, derrière l’Allemagne (415 sociétés et 15 % des salariés au sein de l’UE) et l’Espagne (356 sociétés et 10 % de la main d’œuvre), à un niveau similaire à la Pologne (257 sociétés et 12 % des salariés de la tech israélienne dans l’UE). La tech israélienne reste cependant plus fortement implantée dans les pays du continent hors UE, notamment le Royaume-Uni (704 sociétés et 6 724 salariés) et l’Ukraine (312 sociétés et 2 598 salariés). Les secteurs de la tech les plus représentés parmi les filiales israéliennes en Europe sont l’IA et les sciences de la vie (13 % chacun).
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AMBASSADE FRANCE EN ISRAEL.
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