SAYERET MATKAL. Sayeret Matkal est l’équivalent israélien de la 1re SFOD-D (Delta Force) américaine et est également comparée au Special Air Service (SAS) britannique. Sa mission la plus célèbre est l’opération Entebbe, menée en première ligne pour libérer 248 otages détenus en Ouganda par huit terroristes.
Ehud Barak, Naftali Benett ou encore Benjamin Netanyahu en sont des vétérans. La Sayeret Matkal, la plus discrète des unités de forces spéciales israéliennes, est spécialisée dans le sauvetage des otages et elle ne répond qu’aux ordres de l’état-major israélien. Les conditions d’admission sont drastiques, l’entraînement est épuisant.
Avec en point d’orgue de la formation une marche éreintante de 120 kilomètres au terme duquel le fameux béret rouge est remis aux jeunes recrues. « Cette unité a une excellente réputation, elle est capable de taper dans l’extrême profondeur », se souvient un général français qui a côtoyé ses chefs.
DELTA FORCE. ladepeche.fr. Ce samedi 3 janvier 2026, Donald Trump a annoncé avoir « capturé et exfiltré » le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une « attaque de grande envergure » contre le pays sud-américain. D’après le journal CBS News, la capture de Nicolás Maduro serait l’œuvre de la « Delta Force », présentée comme « l’unité d’élite des forces spéciales de l’armée américaine ».
Dans le monde des forces armées, peu d’unités suscitent autant de fascination que la Delta Force. Surnommée « The Unit » par ses membres et connue officieusement dans les services américains depuis sa création en 1977, cette formation ultra-secrète représente l’un des instruments les plus pointus de la puissance militaire des États-Unis.
Une naissance inspirée par le SAS britannique
Face à l’explosion du terrorisme international dans les années 1970 et à l’absence d’une force spécifiquement entraînée pour y répondre, l’armée américaine décide de créer une unité comparable aux meilleures forces spéciales étrangères. Inspiré par le Special Air Service (SAS) britannique, le colonel Charles Beckwith, ancien opérateur et officier instructeur auprès du 22 SAS, est à l’origine de cette initiative. Après des hésitations internes et plusieurs années de préparation, l’unité Delta Force, voit officiellement le jour le 19 novembre 1977. Dès le départ, l’ambition était claire : concevoir une formation capable d’intervenir rapidement dans des situations extrêmes comme des prises d’otages, des attaques terroristes ou des opérations contre des cibles hautement sensibles.
La particularité de la Delta Force, c’est avant tout le secret qui entoure ses opérations et son personnel. La structure, les effectifs ou les détails des missions ne sont presque jamais rendus publics, même si son existence est avérée depuis des décennies. La Delta Force travaille souvent en coordination avec d’autres agences américaines, comme la CIA ou le FBI, sur les dossiers les plus sensibles.
Une utilisation qui interroge
Parmi les opérations rendues publiques, la tentative de libération des otages américains à Téhéran en 1980, connue sous le nom d’Operation Eagle Claw, se solda par un échec dramatique mais entraîna des réformes profondes au sein des forces spéciales américaines. La Delta Force a ensuite multiplié les missions en Somalie, en Irak et en Afghanistan, de la reconnaissance et du sauvetage d’otages à l’engagement direct contre des leaders insurgés. L’opération la plus médiatisée de ces dernières années reste la traque d’Abou Bakr al‑Baghdadi en 2019, où le chef de l’État islamique trouva la mort lors d’un raid nocturne en Syrie.
Si son rôle premier reste la lutte antiterroriste et la neutralisation de menaces majeures, la Delta Force n’est pas limitée à ces seules missions. Elle peut être appelée à soutenir des opérations de reconnaissance spéciale, à assurer la protection rapprochée de personnalités ou à intervenir dans des contextes géopolitiques sensibles sur ordre gouvernemental. Cette polyvalence fait parfois de Delta un instrument controversé : son utilisation, notamment à l’étranger, soulève des questions de souveraineté, de droit international et de transparence démocratique. Mais pour ses partisans, c’est précisément cette capacité à agir là où d’autres ne le peuvent pas qui en fait une pièce maîtresse de la stratégie américaine.