En Israël, plusieurs graves affaires de violences envers des tout-petits ont jeté une lumière crue sur l’absence d’encadrement des jardins d’enfants privés. Selon le quotidien économique « The Marker », pour mettre les crèches et jardins d’enfants israéliens aux normes en vigueur dans l’OCDE, il faudrait que l’État dépense, chaque année, 21 milliards de shekels (un peu plus de 5 milliards d’euros).
Le Point: « Des parents effondrés, des tout-petits mal en point, voire traumatisés. Depuis plus d’un an, Israël fait face à plusieurs scandales qui, tous, incriminent des directrices, auxiliaires de puériculture et autres employées de crèches et jardins d’enfants. Elles ont été reconnues de violences envers des enfants âgés de quelques mois à 3 ans. Certes, il s’agit de cas isolés mais qui jettent une lumière crue sur le problème beaucoup plus vaste de la supervision de ces structures privées ».
En Israël, les jardins d’enfants d’Etat sont ouverts aux enfants seulement à partir de trois ans. Le congé maternité n’étant toutefois que de quelques mois, la plupart des parents n’ont d’autre recours que la crèche privée qui coûte entre 700 et 1000 euros par mois, soit une importante charge financière pour les parents. De plus, ces crèches ne sont pas assujetties à des règles de fonctionnement spécifiques, le nombre d’assistants ou d’assistantes maternels est généralement insuffisant, le personnel change souvent et les lieux sont fréquemment trop étriqués pour le nombre d’enfants accueillis.
CRECHE. Oui, il est tout à fait autorisé et même encouragé de créer une crèche en Israël, avec des options publiques et privées (crèches, garderies familiales michpahtone) supervisées par le Ministère du Travail et des Affaires Sociales, qui nécessitent des licences et des formations pour le personnel, tout en offrant des services essentiels pour les mères qui travaillent. Les exigences incluent des normes d’espace et de sécurité, et les frais varient selon le type d’établissement et la localisation.
Types de structures et réglementation
- Crèches (Méonot) : Gérées par le Ministère du Travail, elles accueillent les enfants de 3 mois à 3 ans. Elles sont sous la loi d’Inspection des Crèches de 1965 et visent à faciliter le retour au travail des mères.
- Garderies familiales (Michpahtone) : Cadres plus petits (jusqu’à 5 enfants), gérés par des puéricultrices formées, offrant une attention personnalisée.
- Maternelles (Gan) : Pour les 3-5 ans, souvent gérées par les municipalités, avec des frais réduits et une préparation pour l’école obligatoire.
Démarches pour créer une crèche
- Conformité aux lois : Respecter la Loi sur l’Inspection des Crèches et les réglementations du Ministère du Travail et des Affaires Sociales.
- Personnel qualifié : Avoir des puéricultrices et éducateurs diplômés et formés est crucial, surtout pour les postes de direction.
- Homologation : Obtenir les autorisations nécessaires auprès des autorités locales (municipalités) et des ministères concernés.
- Infrastructure : Disposer d’espaces adaptés (intérieurs et extérieurs), comme l’exigent les normes de sécurité et de bien-être.
Points clés
- Soutien : Le système encourage la création de structures pour aider les mères qui travaillent, les nouvelles immigrantes, et les familles monoparentales.
- Contrôle : Les crèches sont sous supervision ministérielle (Travail et Éducation), garantissant un certain niveau de qualité.
En bref, créer une crèche en Israël est une démarche réglementée mais possible, nécessitant de se conformer à des normes strictes et d’obtenir des autorisations, tout en répondant à une forte demande.