SPECIAL ISRAELVALLEY. Comme l’a constaté notre correspondant à Bethléem (IsraelValley a des correspondants dans cette ville) la messe de Noël a fait le plein. C’est le cardinal Pierbattista Pizzaballa a présidé la messe de la nuit de Noël dans la basilique de la nativité de Bethléem remplie de fidèles, dont beaucoup ont dû rester debout.
EN FRANCE: A l’occasion de son premier Noël depuis six ans, Notre-Dame de Paris a battu des records de fréquentation. Rien que pour la première messe de 16 heures, le 24 décembre, 2 700 personnes s’étaient massées dans la cathédrale, ravagée par un incendie en avril 2019. Cette ruée s’inscrit dans un regain d’intérêt plus global des Français pour la messe de Noël – cette tradition chrétienne où l’on célèbre la naissance du Christ.
En France, 3 millions de personnes se déclarent catholiques pratiquants réguliers – c’est-à-dire ceux qui fréquentent l’office au moins une fois par mois (soit 5,5 % des plus de 18 ans).
Regain d’intérêt pour la religion chez les jeunes
Un tel succès s’explique non seulement par l’attachement des Français pour la période de Noël – 89 % d’entre eux la considèrent comme « un moment essentiel dans la culture et les traditions françaises », selon l’étude de l’Ifop –, mais également par un certain réveil de la foi, notamment chez les jeunes. Le phénomène est particulièrement marqué chez les catholiques.
Rappelons que cette année a été marquée par un record du nombre de catéchumènes : 10 000 adultes ont ainsi passé le cap du baptême à l’occasion de la fête de Pâques, soit 45 % de plus qu’en 2024. À noter que pour la première fois, la tranche d’âges des 18-25 ans est la plus représentée chez ces catéchumènes adultes.
Selon le site chrétien d’actualité La Vie, la crise du Covid-19 a eu un effet déclencheur sur ces jeunes néochrétiens : « Les moins de 25 ans sont particulièrement traversés par des questions existentielles qui les poussent à s’interroger sur l’existence d’un Dieu », peut-on lire dans l’article. Ce phénomène est toutefois à relativiser, 40 % des catéchumènes confiant ne pas retourner à la messe régulièrement, passé l’euphorie du baptême.
Par ailleurs, ces sursauts d’intérêt pour la religion, visibles tous les trente ou quarante ans, semblent fonctionner par vagues. « Au lendemain de l’armistice entre le IIIe Reich et le gouvernement français en 1940, les gens étaient en plein désarroi et les églises, pleines. Depuis trois ans, c’est à ce type de regain que l’on assiste », analyse ainsi Charles Mercier, historien spécialiste des religions, dans les colonnes du Parisien.