Uber en route vers Israël
Selon un rapport commandé par le ministère des Transports, la société devrait être autorisée à opérer en Israël à l’issue d’un processus réglementaire accéléré, avec un début d’activité envisagé courant 2026.
Pour établir ce calendrier, le ministère s’est appuyé sur une société de conseil externe. Le rapport détaille non seulement les étapes réglementaires, mais aussi les conséquences économiques et sociales de l’entrée d’Uber sur le marché israélien.
La question sensible des chauffeurs de taxi
Sans surprise, l’arrivée annoncée d’Uber suscite une vive inquiétude chez les chauffeurs de taxi. Le rapport consacre un chapitre entier aux mécanismes de compensation envisagés pour ce secteur, avec un coût global estimé à 4 milliards de shekels pour l’économie israélienne.
Deux options principales sont proposées. La première permettrait aux chauffeurs de renoncer définitivement à leur licence de taxi dans un délai d’un an, en échange d’une indemnisation de 200 000 shekels. La seconde offrirait la possibilité de conserver la licence, moyennant une subvention unique de 50 000 shekels. Ces mesures visent à atténuer l’impact de l’ouverture du marché à un acteur international susceptible de bouleverser l’équilibre actuel du secteur.
Un feu vert politique déjà accordé
Sur le plan politique, le terrain est déjà préparé. La ministre des Transports, Miri Regev, a donné il y a plusieurs mois son feu vert officiel à l’entrée d’Uber en Israël, malgré l’influence du lobby des chauffeurs de taxi, notamment dans les primaires du Likoud. Lors d’une réunion interne au ministère, l’Autorité des transports publics a été mandatée pour faire avancer le dossier, avec l’objectif affiché d’un lancement du service en 2026. Pour piloter ce chantier complexe, le directeur général du ministère, Moshe Ben Zaken, a été nommé à la tête d’une équipe dédiée. Celle-ci est chargée d’examiner l’ensemble des implications liées à l’arrivée d’Uber : impact sur les transports publics, adaptation du cadre réglementaire, conséquences économiques, et gestion du dialogue avec les chauffeurs de taxi.
Si le calendrier est respecté, l’arrivée d’Uber marquera un tournant majeur dans le paysage des transports en Israël, en introduisant un modèle déjà largement répandu dans le monde, mais longtemps bloqué sur le marché local.
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