Israël ne pratique pas la peine de mort depuis bien longtemps. L’Arabie saoudite quant à elle a l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde : des milliers de personnes ont été mises à mort.
Délits : une grande partie des exécutions résulte de condamnations pour des infractions n’entrant pas dans la catégorie des « crimes les plus graves », pour lesquels la peine de mort peut être imposée en vertu du droit international.
Procès inéquitable: en Arabie saoudite, les procédures judiciaires ne correspondent pas aux normes internationales en matière de procès équitables ; les droits des accusé·e·s qui encourent la peine de mort sont régulièrement violés. La peine capitale est souvent prononcée lors de procès secrets. Les condamnations sur la base « d’aveux » extorqués sous la torture ou les traitements cruels, inhumains et dégradants sont permises.
Personnes mineures: l’Arabie saoudite recourt aussi à la peine de mort pour les personnes qui ont moins de 18 ans au moment présumé des faits – une autre violation du droit international.
Discrimination: les personnes les plus affectées par la peine de mort sont d’une part les ressortissant·e·s étranger·ère·s (souvent des travailleur·se·s migrant·e·s provenant de pays plus pauvres) et, d’autre part, la minorité chiite vivant à l’ouest du pays. En janvier 2016, le célèbre Sheikh Baqir al-Nimr et 46 autres détenu·e·s ont été mis à mort lors d’une exécution de masse.
Méthodes d’exécution: décapitation, fusillade.
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