La Turquie, après la Chine et les États-Unis, est le troisième fournisseur de l’État hébreu (respectivement 14,5, 11,5 et 6,8 % en 2021), auquel elle vend 65 % de l’acier qu’il consomme. En dépit de leurs difficultés relationnelles tenant notamment au conflit israélo-palestinien, les deux pays, liés depuis 1996 par un accord de libre-échange, ont jusqu’ici maintenu des échanges soutenus.
Mais la guerre actuelle, qui secrète de part et d’autre des appels au boycott, tend à les réduire : les exportations de la Turquie vers Israël auraient chuté de moitié depuis début octobre dernier, selon le ministre turc du Commerce.
LE PLUS. La Tribune : » OPINION. Croissance démographique, intégration régionale, spécialisation commerciale, dépendance au reste du monde… Retrouvez un portrait de l’économie israélienne. Par Deniz Unal, CEPII et Laurence Nayman, CEPII.
Le conflit actuel pèse sur le marché du travail et sur les finances.
Mais, fort de son remarquable engagement dans la haute technologie, le pays a accumulé une position extérieure nette conséquente. Cette épargne pourrait être mobilisée pour faire face au coût de la guerre. Suffira-t-elle demain ?
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