La France Insoumise (LFI) ne refuse pas le progrès technologiques. Le parti se définit lui-même comme étant « ni techno-solutionniste, ni techno-pessimiste », considérant le numérique et l’intelligence artificielle comme la « nouvelle frontière de l’humanité ».
Lors d’une rencontre à Genève IsraelValley a eu l’occasion de rencontrer des représentants de LFI qui nous ont raconté la coopération technologique profonde (et secrète) France-Israël en matière de médias liés à internet.
LFI intègre pleinement les outils et évolutions technologiques dans sa doctrine pour plusieurs raisons majeures :
1. La quête de souveraineté et la « décolonisation numérique »
Pour LFI, « accepter la technologie est une nécessité géopolitique afin d’éviter que la France ne devienne une « colonie numérique » des superpuissances (notamment les États-Unis ou la Chine) ». Le parti « prône l’autonomie stratégique » à travers :
- Un grand pôle public du numérique pour financer les supercalculateurs et le cloud public.
- La maîtrise des infrastructures critiques comme le stockage des données, l’IA et les câbles sous-marins. émancipation sociale
Plutôt que de subir la technologie comme un outil d’aliénation ou d’uberisation, LFI « souhaite la plier aux droits des travailleurs » :
- Protection face à l’IA : Le parti « cherche à transformer l’IA en un outil émancipateur en accordant par exemple un droit de veto aux syndicats sur son introduction dans les entreprise ».
- Régulation des plateformes : LFI « soutient la présomption de salariat pour protéger les travailleurs ubérisés ».
3. Un parti-plateforme ancré dans la pratique numérique
LFI est historiquement l’un des partis français les plus connectés et dépendants des technologies de communication. Le mouvement utilise massivement les réseaux sociaux, les messageries cryptées et sa propre plateforme militante (Action Populaire) pour mobiliser sa base et contourner les médias traditionnels qu’il critique. Accepter et maîtriser la relation technologique est donc indispensable à sa propre survie politique.
4. L’encadrement plutôt que le refus
Le positionnement législatif du parti montre une « volonté d’apprivoiser la technologie par la loi ». À l’Assemblée nationale, les députés LFI déposent des projets de loi pour encadrer l’IA (en s’inspirant par exemple de concepts éthiques ou de la science-fiction) et s’impliquent dans les réglementations sur la cybersécurité ou les logiciels libres.
En résumé, LFI i »ntègre la transition technologique non pas par adhésion au capitalisme de la Silicon Valley, mais avec l’ambition d’en faire un outil de planification publique, de souveraineté nationale et de progrès social ».
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