Une amitié entre deux peuples ne s’hérite pas seulement : chaque génération doit à son tour la comprendre, la faire vivre et la transmettre.

C’est dans cet esprit que nous aurons le plaisir de vous retrouver le jeudi 10 septembre à 17h au Consulat général de France à New York, pour la deuxième édition des Entretiens de New York.

Thème de la soirée qui nous tient profondément à cœur : « Transmettre l’esprit de l’amitié séculaire franco-américaine » ainsi que le carton d’invitation à toutes fins utiles, il peut vous être demandé le cas échéant à l’entrée. Il vous suffira de le présenter sur votre téléphone.

Aux États-Unis, il existe vous le savez une expression que j’aime beaucoup : « Nothing should ever be taken for granted. » Rien ne doit jamais être considéré comme acquis.

C’est tout le sens et l’utilité des Entretiens de New-York que nous avons voulu construire.

L’amitié franco-américaine ne se résume ni aux relations entre deux présidents, ni aux intérêts ou aux divergences du moment. Elle est plus ancienne, plus profonde, plus humaine. Dans sa dimension affective, elle relève même davantage de la fraternité que de la simple amitié. Et cela est très rare entre deux nations.

Elle s’est construite dans l’admiration réciproque, dans les combats menés ensemble pour la liberté, dans la fidélité lorsque l’autre traverse l’épreuve, dans la résistance face à l’autre parfois, mais aussi dans cette formidable capacité qu’ont Français et Américains à se regarder, à se questionner et, souvent, à s’inspirer.

Une histoire commune, aussi vivante et belle soit-elle, ne suffit pourtant pas à faire vivre une fraternité. Il faut être exigeant avec elle, même lorsque l’un ou l’autre – parfois les deux – s’égare. Mais il faut accepter de voir plus grand. On ne renie pas un frère. On ne doute pas de sa solidarité lors des désaccords. On ne fait pas son marché parmi ses valeurs : on le prend tel qu’il est, et non tel que l’on voudrait qu’il soit. Et surtout, on s’inscrit dans le temps long; et qui dit temps long dit transmission.

C’est pourquoi, le 10 septembre à New York, c’est d’abord à une nouvelle génération de jeunes actifs français et américains que nous avons choisi de donner une place essentielle.

Ils confronteront librement leurs regards autour de quatre dimensions qui racontent, à nos yeux, quelque chose d’essentiel de notre relation : être présents dans l’épreuve ; dialoguer et s’inspirer mutuellement ; faire progresser la liberté ; défendre la dignité humaine.

Nous prolongerons cette réflexion dans le monde de l’entreprise avec trois personnalités majeures de la relation économique et managériale entre la France et les États-Unis. Mathieu Chabran, Matthieu Courtecuisse et José Placido confronteront les nuances et les ressemblances de nos deux cultures autour du courage de décider, de la place de l’humain face à l’intelligence artificielle et de la responsabilité des dirigeants.

Des différences de culture, bien sûr : peut-être une maladie française à vouloir tout conscientiser et une impatience américaine à vouloir immédiatement agir. Mais, au bout du compte, deux visions qui, loin de devoir se défier, se complètent et s’enrichissent mutuellement.

Enfin, en cette veille du 11 septembre, nous nous souviendrons.

Nous rendrons hommage à Carole Brookins, fondatrice de la First Alliance Foundation, ancienne dirigeante de la Banque mondiale, qui n’a cessé d’œuvrer à l’entretien de cette flamme franco-américaine.

Et, en pensée avec toutes les victimes des attentats du 11 Septembre 2001, il y a 25 ans, nous écouterons notamment le témoignage de Manuel Carvalho. Il fut l’un des cinq secouristes étrangers – tous étaient Français – engagés à Ground Zero aux côtés des pompiers américains. Ceux-ci gardent le souvenir de ces Français venus simplement aider, sans rien demander. Robert Tucker, l’ancien Commissionner des remarquables pompiers de New York sera également avec nous. Nous marquerons avec le Consul général de France une minute de silence en mémoire des victimes.

Lafayette venu combattre pour l’indépendance américaine ; les Rangers de la Pointe du Hoc, dont tant tombèrent ou furent blessés le 6 juin 1944 pour libérer la France puis l’Europe ; les Français présents aux côtés des Américains à Ground Zero ; et tant d’autres, connus ou anonymes, qui ont incarné cette relation au cours de notre histoire : c’est peut-être dans l’épreuve que l’on comprend le mieux ce que signifie le mot « fraternité ».

Pour terminer, je veux exprimer pour terminer une profonde gratitude à celles et ceux sans lesquels ces Entretiens de New-York n’auraient pas été possibles.

En premier lieu Cédrik Fouriscot, Consul général de France à New York, et toute sa formidable équipe, pour leur accueil et leur engagement ; toutes les équipes américaines de la diplomatie française et en premier lieu l’ambassadeur Laurent Bili qui va quitter sa responsabilité après bientôt quatre années fort bien remplies. Et toutes celles et ceux qui rendent ces Entretiens de New-York possibles : la French American Foundation, L’emblématique Chef Daniel Boulud,

Un mot très particulier à tous les partenaires des Entretiens, sans lesquels cette flamme de la France et de la pensée française qui voyage à travers le monde et qui entretient et encourage la francophilie ne serait pas possible.

Enfin, un très grand merci à mon ami Jean-Hugues Monier, qui a trouvé le temps qu’il n’a pas pour s’investir avec une énergie et une générosité remarquables dans cette aventure de New-York ; et à la merveilleuse Leah Pisar, dont la présence, l’attention et l’engagement ont été de tous les instants dans la préparation de cette édition.

À toutes celles et ceux qui nous accompagnent, qui nous sont fidèles en France et dans le monde, un immense merci et bienvenue aux Entretiens de New-York !

Ils ne célébreront pas avec nostalgie une amitié ancienne, et encore moins une fraternité poussiéreuse. Ils contribueront, modestement mais résolument, à lui donner un avenir. Un avenir fait de fierté et d’admiration réciproques, de respect de nos différences, de fidélité dans les épreuves et, surtout, de cette envie civilisationnelle que je veux croire intacte de progresser ensemble.

À demain.

Jérôme

Jérôme Chartier
Membre Honoraire de l’Assemblée Nationale
Président

Les Entretiens
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Adresse: 16 cours Albert 1er, 75008 Paris
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  Daniel Rouach
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