RADIO J. CE LUNDI A 7H05. Israël est devenu le 15e pays à signer les Accords Artemis de la NASA en janvier 2022, scellant sa participation à l’exploration lunaire pacifique et durable. La contribution israélienne est technologique, notamment avec le gilet de protection contre les radiations AstroRad (testé lors d’Artemis I), crucial pour la sécurité des astronautes.

Israël est un partenaire stratégique clé du programme Artemis de la NASA, qui vise à ramener l’humanité sur la Lune. En avril 2026, cette collaboration est entrée dans une phase concrète avec le succès récent de la mission Artemis II.
Voici les points essentiels de leur coopération actuelle :
1. Accord de coopération décennal (2025-2035)
En décembre 2025, l’Agence spatiale israélienne (ISA) a signé un accord de coopération stratégique de 10 ans avec la NASA. Cet accord garantit :
  • Un accès mutuel aux installations de recherche et aux systèmes d’information.
  • Le développement de projets technologiques conjoints pour l’exploration lunaire et martienne.
  • La formation de la première femme astronaute israélienne pour une future mission spatiale.
2. Contributions technologiques majeures
Israël ne se contente pas d’un rôle diplomatique ; le pays fournit des technologies « critiques » pour la sécurité des astronautes :
  • Protection contre les radiations : Le gilet AstroRad, développé par la start-up israélienne StemRad, a été testé lors de la mission Artemis I (via le mannequin « Zohar ») pour protéger les astronautes des tempêtes solaires.
  • Systèmes de guidage : Des entreprises israéliennes fournissent des systèmes de guidage miniaturisés et des algorithmes d’atterrissage autonome essentiels pour les futurs modules lunaires.
3. État des missions (Avril 2026)
  • Artemis II : La mission vient de s’achever avec succès en avril 2026, marquant le premier survol habité de la Lune depuis plus de 50 ans.
  • Artemis III : Prévue pour 2027, cette mission testera les atterrisseurs commerciaux en orbite basse.
  • Artemis IV : L’objectif actuel pour le premier alunissage humain (le retour effectif sur la surface) est fixé au début de l’année 2028.
Points clés de la collaboration Artémis et Israël :
  • Signature : Israël a formalisé son adhésion en janvier 2022, renforçant la coopération spatiale avec les États-Unis.
  • Contribution technologique : La société israélienne StemRad a développé le gilet AstroRad, porté par le mannequin « Zohar » lors de la mission Artemis I pour mesurer l’exposition aux radiations.
  • Objectifs : Israël vise à renforcer sa recherche scientifique, l’innovation technologique et sa place dans l’économie spatiale mondiale.
  • Engagement : Cet accord s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques et scientifiques de « l’Startup Nation » dans le domaine spatial.
En 2026, Israël s’affirme comme un pilier technologique du programme Artemis. Son rôle dans la future base lunaire (Artemis Base Camp) ne se limite plus à l’envoi d’instruments, mais porte sur des infrastructures vitales pour la survie et l’autonomie sur place.
Voici les contributions spécifiques des entreprises israéliennes :
1. Production de ressources vitales (ISRU)
L’entreprise Helios joue un rôle central dans l’autonomie de la future base. Elle a développé un réacteur capable d’extraire de l’oxygène directement du régolite (la poussière lunaire).
  • Usage : Cet oxygène servira à la respiration des astronautes dans les modules d’habitation et comme carburant pour les futurs décollages depuis la Lune.
  • Sous-produits : Le processus produit également des métaux (comme le fer), qui pourraient être utilisés pour la construction de structures par impression 3D sur le sol lunaire.
2. Architecture et protection des habitats
Pour que les astronautes puissent vivre plusieurs mois dans la base lunaire, la protection contre les radiations est le défi n°1.
  • StemRad : Après le succès du gilet AstroRad sur Artemis I et II, la technologie est désormais adaptée pour créer des zones de « refuge » blindées à l’intérieur même des futurs modules d’habitation de la base.
  • Creation Space : Ce nouvel incubateur israélien, soutenu par l’ISA, pilote des projets de modules gonflables et robots d’assemblage pour construire les fondations de la base sans intervention humaine directe.
3. Intelligence et logistique au sol
Le savoir-faire israélien en robotique et logiciel est intégré dans les systèmes de navigation :
  • Israel Aerospace Industries (IAI) : Suite à l’expérience de la sonde Beresheet, IAI collabore avec des partenaires américains (comme Firefly) pour fournir les logiciels d’atterrissage de précision nécessaires pour livrer du ravitaillement lourd exactement sur le site de la base au pôle Sud.
  • Ramon.Space : Leurs super-calculateurs spatiaux, résistants aux radiations, sont pressentis pour gérer les serveurs de données locaux de la base, permettant un traitement autonome des informations sans dépendre uniquement de la liaison avec la Terre.
4. Le « Laboratoire National » de l’Espace (Nouveauté 2026)
Lancé début 2026, un laboratoire national de R&D en Israël permet désormais aux start-ups locales de tester des technologies de survie (médecine spatiale, agri-tech lunaire) à des coûts réduits, garantissant un flux constant d’innovations pour les phases Artemis V et au-delà.
La médecine spatiale et la production de nourriture, deux domaines où Israël (surnommé la « Start-up Nation ») apporte des solutions très concrètes pour la survie à long terme sur la Lune.
1. La Médecine Spatiale : Un « Hôpital Autonome » sur la Lune
Sur la base lunaire, les astronautes seront à 380 000 km de la Terre. En cas d’urgence, ils doivent être autonomes.
  • Télémédecine et IA : Des entreprises comme Sheba Beyond (du centre médical Sheba) adaptent leurs technologies de soins à distance. L’idée est de permettre à un astronaute non-médecin de réaliser des actes chirurgicaux ou des diagnostics complexes guidés par une IA ultra-précise.
  • Bio-impression 3D : La start-up Redwire Space Israel (anciennement Techshot) travaille sur l’impression 3D de tissus humains en microgravité. À terme, cela pourrait permettre de « réparer » des blessures graves en imprimant des greffons de peau ou de muscle directement sur place.
  • Analyse de sang instantanée : Le système de Sight Diagnostics (déjà utilisé sur Terre) est testé pour fournir des analyses de sang complètes en quelques minutes à partir d’une simple goutte, permettant de surveiller l’exposition aux radiations et la perte de densité osseuse en temps réel.
2. L’Agriculture Lunaire (Agri-Tech)
Faire pousser de la nourriture dans le régolite lunaire (très toxique et sans nutriments) est l’un des plus grands défis d’Artemis.
  • Culture en milieu hostile : Des entreprises comme Aleph Farms ont déjà réussi à cultiver de la « viande de culture » (cellules de bœuf) à bord de l’ISS. Sur la base lunaire, cela permettrait de fournir des protéines fraîches sans avoir besoin d’élever des animaux.
  • Optimisation des semences : Vertical Field développe des fermes verticales autonomes et ultra-compactes. Leurs algorithmes ajustent la lumière et l’eau pour maximiser le rendement de légumes-feuilles dans des espaces confinés, tout en recyclant l’humidité de l’air.
  • Dépollution du sol : Des chercheurs israéliens travaillent sur des bactéries spécifiques capables de « nettoyer » le sol lunaire de ses composants chimiques toxiques (perchlorates) pour le rendre fertile.
Pourquoi Israël est-il leader ici ?
Israël a des décennies d’expérience dans la survie en milieu désertique, la gestion de l’eau et l’agriculture de précision. Pour la NASA, la Lune est simplement « le désert ultime », et les solutions israéliennes pour le Néguev s’adaptent parfaitement au cratère Shackleton (au pôle Sud de la Lune).
Sans communication ni navigation précise, aucune base lunaire ne peut fonctionner. Comme il n’y a pas de constellation GPS (américaine) ou Galileo (européenne) autour de la Lune, Israël apporte son expertise mondialement reconnue dans la miniaturisation des satellites pour combler ce vide.
Voici comment les nanosatellites israéliens vont créer le « Web Lunaire » d’ici 2028-2030 :
1. Le projet « LunaNet » et la contribution d’Israël
La NASA développe un cadre appelé LunaNet, une sorte d’Internet interplanétaire. Les entreprises israéliennes, comme IAI (Israel Aerospace Industries) et des start-ups spécialisées, travaillent sur des « CubeSats » (satellites de la taille d’une boîte à chaussures) pour ce réseau.
  • Réseau Mesh (Maillé) : Au lieu d’un seul gros satellite coûteux, Israël propose d’envoyer des dizaines de nanosatellites qui communiquent entre eux. Si l’un tombe en panne, les autres prennent le relais, garantissant une connexion Wi-Fi permanente pour les astronautes et leurs robots.
  • Relais de données : Comme la base sera au pôle Sud (souvent cachée de la Terre), ces petits satellites serviront de pont radio pour renvoyer les signaux vers les stations terrestres en Israël et aux États-Unis.
2. Le « GPS Lunaire » (Positionnement et Navigation)
Pour que les rovers autonomes se déplacent sans se perdre dans les cratères obscurs, ils ont besoin d’une précision au centimètre.
  • Horloges atomiques miniatures : Des entreprises israéliennes travaillent sur des composants de navigation ultra-précis qui tiennent dans un nanosatellite. Cela permet de calculer la position exacte d’un astronaute au sol par triangulation, exactement comme le fait votre smartphone sur Terre.
  • Évitement d’obstacles : Ces satellites cartographient le terrain en temps réel avec des capteurs laser (Lidar) et envoient les données aux véhicules au sol pour éviter les zones dangereuses.
3. Edge Computing : L’intelligence embarquée
La grande force d’Israël dans ce domaine est l’informatique spatiale avec des entreprises comme Ramon.Space :
  • Traitement sur place : Au lieu d’envoyer toutes les données brutes vers la Terre (ce qui prend du temps et de la bande passante), les processeurs israéliens à bord des nanosatellites trient les informations. Ils ne renvoient que ce qui est important.
  • Résistance aux radiations : Ces puces sont conçues pour survivre au bombardement cosmique sans « griller », assurant que le réseau Wi-Fi lunaire ne s’éteigne jamais pendant une tempête solaire.
4. Surveillance environnementale
Ces nanosatellites servent aussi de « sentinelles » :
  • Ils surveillent la météo spatiale (radiations) pour prévenir les résidents de la base de se mettre à l’abri.
  • Ils recherchent des signatures d’hydrogène (signe de présence d’eau glacée) pour guider les missions de forage.
En résumé : Israël ne construit pas la fusée, mais il construit le « cerveau » et le « système nerveux » (le réseau) qui permettront à tous les éléments de la base Artemis de se parler et de se repérer.
Souhaitez-vous savoir comment ces technologies seront testées lors de la prochaine mission israélienne Beresheet 2, prévue pour s’élancer prochainement ?
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