Le journaliste Nicolas Salvado souligne que la position de l’Espagne dans le conflit au Moyen-Orient suscite des interrogations mais ne surprend guère en Israël.

Officiellement, Madrid affirme ne pas entretenir de relations particulières avec l’Iran, mais des doutes persistent sur la réalité des contacts. La ligne du Premier ministre Pedro Sánchez, critique affirmé d’Israël et opposé aux opérations militaires contre Téhéran, s’inscrit dans une continuité politique marquée, notamment par la reconnaissance précoce de l’État palestinien et certaines prises de position controversées.

Parallèlement, Salvado met en lumière un effet indirect du conflit : l’Espagne apparaît comme une destination refuge. À l’approche de la saison touristique, la fréquentation est déjà en hausse, avec des hôtels complets et une arrivée anticipée de visiteurs. Le pays attire également des expatriés quittant des zones sous tension, notamment le Golfe, à la recherche de stabilité. Ainsi, au-delà des débats diplomatiques, l’Espagne pourrait tirer un bénéfice économique notable de la situation, en particulier dans le secteur touristique, illustrant le paradoxe d’un pays à la fois critiqué sur le plan politique et gagnant sur le plan économique.

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