Un conflit à grande échelle entre Israël et l’Iran est profondément déstabilisant, non seulement pour la région, mais aussi pour le monde entier, en raison de la puissance militaire en jeu.
Alors que l’Iran se targue d’une supériorité numérique en termes de troupes, de chars et d’artillerie, Israël conserve une avance technologique, une puissance aérienne supérieure et des systèmes de défense antimissile parmi les plus avancés au monde.
En outre, les deux pays ont démontré leur puissance dans la guerre des drones et des missiles et possèdent des décennies d’expérience dans les combats modernes de haute intensité.
Malgré les représailles immédiates mais limitées, le potentiel militaire de l’Iran reste une menace imminente pour Israël.
L’Iran a investi massivement dans un arsenal de missiles vaste et sophistiqué, comprenant des missiles balistiques d’une portée supérieure à 3 000 kilomètres et des armes hypersoniques.
L’Iran est également un leader régional dans la guerre des drones, disposant d’une flotte diversifiée de véhicules aériens sans pilote (UAV) utilisés pour la surveillance et les frappes.
La République islamique a même exporté cette technologie à ses alliés et a commencé à mettre en place des installations de production de drones à l’étranger pour soutenir des partenaires tels que la Russie.
L’Iran peut également compter sur une armée permanente importante, de vastes réserves, ainsi que sur la maîtrise de la guerre asymétrique par le biais de mandataires, de cyberattaques et de tactiques non conventionnelles.
Israël, en revanche, est depuis longtemps reconnu comme l’une des armées les plus avancées au monde sur le plan technologique.
Ses systèmes de défense antimissile – notamment Iron Dome (« Dôme de fer »), David’s Sling (« La fronde de David ») et Arrow (« Flèche ») – sont parmi les plus sophistiqués au monde.
Israël dispose également d’un puissant arsenal cybernétique et de services de renseignement hautement qualifiés, tels que les célèbres Mossad et Shin Bet, qui jouent un rôle essentiel dans l’identification et la neutralisation des menaces avant qu’elles ne se concrétisent.
Bien que l’armée permanente d’Israël compte environ 170 000 hommes, sa force de réserve hautement organisée et entraînée peut atteindre près d’un demi-million d’hommes en l’espace de quelques jours.
L’armée de l’air israélienne est largement considérée comme l’une des meilleures au monde, équipée d’avions de pointe et d’armes de précision.
La doctrine militaire israélienne met l’accent sur la mobilisation rapide, la résilience et la supériorité technologique, autant de traits qui ont été façonnés par des décennies de conflit continu.
1. Pourquoi Israël et les Etats-Unis bombardent-ils l’Iran ?
Pour justifier leurs frappes, les États-Unis et Israël mettent en avant la menace nucléaire que représenterait l’Iran. Benjamin Netanyahu brandit la menace d’une bombe nucléaire iranienne depuis plus de 30 ans. Ses premiers avertissements publics sur une capacité nucléaire imminente de l’Iran remontent au début des années 1990.
Pourtant, quelques semaines avant le début des hostilités, des négociations étaient toujours en cours entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien. Aux yeux du président américain Donald Trump, ces discussions n’apportaient toutefois pas de garanties suffisantes. Les États-Unis affirment vouloir empêcher à tout prix l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Sur plusieurs chaînes de télévision américaines, certains responsables évoquent même un délai de seulement quelques semaines avant que Téhéran ne soit en mesure de se doter de la bombe atomique.
Cet argument est cependant contesté par une partie de la presse américaine, dont The New York Times. Le quotidien rappelle notamment les déclarations récentes du médiateur omanais présent à Genève, selon lesquelles les délégations iranienne et américaine étaient proches d’un accord sur le programme nucléaire avant les frappes, l’Iran ayant finalement accepté d’énormes concessions, avait-il précisé.
De son côté, la République islamique d’Iran rejette ces accusations et refuse de renoncer à l’enrichissement de l’uranium, qu’elle considère comme un droit souverain. Le nucléaire civil en Iran occupe une place stratégique, notamment dans le secteur de la santé, où le pays est devenu un acteur majeur de la médecine nucléaire et de la radiothérapie, tout en cherchant à pallier les carences en équipements dues aux sanctions internationales.
D’autres points de tension alimentent également la crise, notamment l’arsenal militaire iranien et le soutien de Téhéran à plusieurs groupes armés de la région, parmi lesquels le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza ou encore les Houthis au Yémen. Ces organisations sont hostiles à Israël, allié stratégique de Washington au Moyen-Orient.
La décision américaine d’intervenir militairement en Iran aurait également été encouragée par son partenaire régional, Israël, engagé depuis plusieurs mois dans une confrontation indirecte avec la République islamique. L’État hébreu cible régulièrement des groupes armés soutenus par Téhéran dans différents pays de la région.
Selon le quotidien américain The Washington Post, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, aurait lui aussi multiplié les appels personnels à Donald Trump ces derniers mois pour plaider en faveur d’une intervention militaire contre l’Iran, tout en affichant officiellement son soutien à une solution diplomatique.
2. Est-ce que l’intervention américaine et israélienne est légale ?
Selon le droit international, l’usage de la force entre États est en principe interdit par la Charte des Nations unies. Deux exceptions existent : une autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU ou l’exercice du droit de légitime défense en cas d’attaque armée.
Dans le cas des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, aucune autorisation du Conseil de sécurité n’a été donnée. Les deux pays invoquent donc la légitime défense, en estimant faire face à une menace iranienne. Mais cette justification repose en partie sur l’idée de légitime défense préventive, c’est-à-dire frapper avant qu’une attaque ne se produise. Pourtant, selon Pierre d’Argent, que nous avions interrogé peu après les premiers bombardements en Iran, ce principe de légitime défense est relatif. « S’il y a véritablement une attaque dont on sait qu’elle va se dérouler, et qu’il y a lieu de la préempter. On est loin de ça. L’Iran crie mort à l’Amérique depuis 1979, on ne va pas dire qu’il y a une situation d’imminence« .
Dans ces conditions, plusieurs spécialistes du droit international considèrent que ces frappes sont difficilement compatibles avec la Charte de l’ONU, même si le débat reste ouvert sur le plan politique et juridique.
3. Pourquoi l’Iran et Israël sont-ils rivaux ?
La rivalité entre l’Iran et Israël s’explique par une combinaison de facteurs historiques, politiques et stratégiques.
Avant 1979, les deux pays entretenaient plutôt de bonnes relations : l’Iran du shah reconnaissait Israël et coopérait avec lui. Mais la situation change radicalement avec la révolution de 1979, qui instaure une République islamique dirigée par l’ayatollah Khomeini. Le nouveau régime rompt les relations avec Israël, le considère comme un État illégitime et le qualifie même de « Petit Satan » (allié du « Grand Satan » américain), ce qui transforme progressivement les deux pays en ennemis.
Depuis lors, l’opposition s’est renforcée sur plusieurs fronts. L’Iran se posant en défenseur de la cause palestinienne, soutient et finance « l’Axe de la Résistance », des groupes armés hostiles à Israël, notamment le Hezbollah au Liban et le Hamas dans les territoires palestiniens, qui mènent régulièrement des actions contre l’État hébreu. Pour Israël, ce réseau de « proxys » iraniens à ses frontières représente une menace existentielle.
La rivalité est aussi liée à une lutte d’influence au Moyen-Orient. L’Iran cherche à étendre son poids politique et militaire dans la région, tandis qu’Israël tente de limiter cette influence, notamment face au programme nucléaire iranien qu’il considère comme un danger majeur. Ainsi, même sans guerre directe pendant longtemps, les deux États se sont affrontés à travers des alliés, des opérations clandestines et des tensions diplomatiques, ce qui explique l’hostilité durable entre ces deux pays aujourd’hui.
4. Pourquoi Israël bombarde aussi le Liban ?
Israël bombarde aussi le Liban parce que ce pays a été entraîné dans l’escalade militaire qui embrase le Moyen‑Orient. Selon le spécialiste Didier Billion, cité par Public Sénat, les frappes israéliennes contre le Liban interviennent après que le Hezbollah, puissant mouvement armé libanais et relais de l’Iran dans la région, a lancé des tirs de missiles contre l’État hébreu, notamment en réaction aux attaques israélo‑américaines contre l’Iran. En réponse à ces tirs de roquettes, Tel‑Aviv a lancé une série de raids aériens sur des positions du Hezbollah dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi qu’une offensive terrestre dans le sud du pays, entraînant des bombardements sur des zones peuplées et des ordres d’évacuation massifs pour des centaines de milliers de civils.
Pour Israël, l’objectif affiché est de neutraliser les capacités militaires du Hezbollah, qu’il considère comme une menace directe puisque le Liban est son voisin direct au nord, et de dissuader toute attaque ultérieure depuis le territoire libanais. Ce mouvement chiite, appuyé par l’Iran, a multiplié ses actions contre Israël, poussant Tsahal à étendre ses opérations au‑delà de la frontière israélo‑libanaise.
Ce bombardement du Liban s’inscrit donc dans une logique d’escalade régionale : le conflit ne se limite plus à une confrontation entre Israël et l’Iran, mais implique des acteurs comme le Hezbollah, qui opèrent depuis des territoires voisins. La conséquence est un engagement militaire sur plusieurs fronts, qui étend les frappes au Liban pour tenter de couper les relais de tirs hostiles et d’affaiblir les infrastructures du Hezbollah, même au prix d’une forte aggravation humanitaire dans le pays.
Pour la population libanaise, ce nouveau conflit est difficile à gérer. Car l’intérêt de la population n’est pas du tout pris en compte par les formations politiques libanaises, selon le rédacteur en chef du quotidien libanais « L’Orient Le Jour » Anthony Samrani interviewé sur La Première : « Le Hezbollah n’en a que faire de ceux qui croyaient encore en lui, de sa base populaire, qui est la plus touchée par les frappes israéliennes, qui fuit leurs maisons« .
5. Pourquoi l’Iran bombarde aussi les Emirats arabes unis, le Koweït, le Bahreïn, l’Arabie saoudite, le Qatar et Dubaï ?
L’Iran, en préambule du bombardement israélo-étasunien, avait promis de riposter contre les pays dans lesquels se trouvaient des bases militaires américaines. Mais ces frappes se sont étendues à des objectifs civils dans les monarchies de la région. Les drones iraniens ont ciblé des hôtels de luxe et l’aéroport à Dubaï, au Koweït et au Bahreïn, une raffinerie de pétrole a été touchée en Arabie saoudite, un port à Oman, des centrales électriques au Qatar, des bâtiments de la société américaine Amazon ont été visés aux Emirats arabes unis. Interrogée par la RTBF, la sociologue belgo-iranienne Firouzeh Nahavandi, expliquait qu’il s’agissait, pour le régime iranien, de jouer sa survie. « La riposte du régime islamique est forte. Il a décidé d’attaquer tous azimuts les pays voisins abritant des bases américaines. Il joue le tout pour le tout : il n’a plus rien à perdre. »
Mais il n’y a pas que les pays voisins de l’Iran qui sont visés. L’île de Chypre, un pays européen, a été visée depuis le Liban par un drone, une base de la Royal Air Force (britannique) a été touchée dans la nuit du 1er au 2 mars. Tout cela a eu pour conséquences un renforcement des forces armées européennes autour de l’île. La France a fait déplacer son porte-avions, le Charles de Gaulle, en Méditerranée et la Grèce a envoyé deux frégates et des F-16 en renfort à Chypre.
Il s’agit d’une stratégie de la part de l’Iran qui veut instaurer la peur chez les alliés des Etats-Unis afin qu’ils fassent pression sur Donald Trump pour qu’il mette fin aux frappes sur la République islamique. Mais ce dernier n’en n’a que faire. Il a même annoncé lors d’une interview que « la plus grande vague de frappes sur l’Iran était encore à venir« .
6. L’Iran n’a plus de Guide suprême à sa tête. Que sait-on sur la suite ? Qui va prendre le pouvoir ?
Depuis l’annonce de la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, une question est sur toutes les lèvres : qui va lui succéder ? Plusieurs noms sortent du lot. Tout d’abord son fils, Mojtaba Khamenei ; le petit-fils de Ruhollah Khomeini, Hassan Khomeini ; l’ancien président de la République islamique Hassan Rohani ou encore Sadeq Larijani.
Peu après l’annonce de la mort du Guide suprême iranien, un triumvirat a été constitué. Il est composé du président iranien Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, et de l’ayatollah Alireza Arafi. Les trois membres de ce « Conseil de direction intérimaire » auront ainsi pour mission d’assurer la transition d’ici la désignation du nouveau guide suprême par l’Assemblée des experts.
Par la mise en place de ce triumvirat, le régime iranien veut montrer qu’il tient toujours et que ses idéaux restent inchangés.
Donald Trump assure que les bombardements sur le régime islamique vont continuer et espère de cette façon que le bras armé du régime, les Gardiens de la révolution, va abdiquer et que la population pourra ensuite s’emparer des institutions. À noter que, selon des sources occidentales, près de 80% de la population iranienne souhaiterait la fin du système actuel, mais aucune insurrection n’est à envisager car les Iraniens restent traumatisés par la répression sanglante de janvier qui a fait des milliers de morts parmi les manifestants.
7. Qu’est-ce que le détroit d’Ormuz vient faire là-dedans ?
Le détroit d’Ormuz est un passage maritime étroit situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, bordé par l’Iran au nord et par Oman et les Émirats arabes unis au sud. C’est l’un des points de passage les plus stratégiques du monde pour le transport maritime de pétrole et de gaz puisque les pays exportateurs de pétrole tels que le Koweït, l’Irak et le Qatar n’ont un accès à l’océan que via le détroit d’Ormuz.
Sa configuration géographique (NDLR : 212 km de long et environ 55 km de large à son point minimum, mais avec seulement deux couloirs navigables de quelques kilomètres chacun) fait qu’une partie très importante des exportations énergétiques du Moyen‑Orient doit obligatoirement y transiter. En temps normal, on estime qu’environ 20 à 30% du pétrole mondial et une part significative du gaz naturel liquéfié exporté par mer passent par ce détroit pour atteindre les marchés d’Asie, d’Europe et d’Amérique.
Cette importance énergétique se double d’une signification géopolitique majeure : contrôler ou menacer l’accès à Ormuz donne une capacité de pression sur l’économie mondiale, car une perturbation de ce passage peut rapidement faire flamber les prix du pétrole et du gaz, affecter des chaînes d’approvisionnement entières et obliger les pays importateurs à chercher des routes alternatives coûteuses.
En résumé, le détroit d’Ormuz n’est pas simplement un canal entre deux mers : c’est un point d’étranglement essentiel du commerce mondial de l’énergie, dont la sécurité et la liberté de navigation sont jugées cruciales pour la stabilité des marchés énergétiques mondiaux
8. Pourquoi ce conflit a-t-il des conséquences sur le pétrole et le prix de l’énergie ?
En réaction au début de la guerre en Iran, le prix du baril de pétrole a explosé passant de 60 dollars à près de 90 dollars en seulement quelques jours. Le prix du gaz a également suivi la même trajectoire avec une augmentation de 65% depuis le début des bombardements. Pour certains experts, comme celui que nous avions interrogé, Xavier Timmermans, économiste stratégiste et spécialiste des matières premières et de l’énergie, il ne faut pas s’inquiéter. « En 2022, on est allé jusqu’à 138,71 dollars à un certain moment « , rappelle Xavier Timmermans.
L’Iran et ses voisins du Golfe sont des pays producteurs clés dont une part importante du pétrole et du gaz destinés aux marchés mondiaux transite par le détroit d’Ormuz, un goulet stratégique maritime. Toute menace sur ce passage ou interruption effective du trafic suscite une hausse immédiate des cours, car près d’un cinquième du pétrole mondial passe par là chaque jour.
« Cette hausse tient d’abord à une anticipation de baisse d’offre : les investisseurs craignent que le conflit n’interrompe durablement la production ou les exportations de pétrole et de gaz dans la région, et ce non seulement en Iran, mais aussi dans des pays limitrophes dont les infrastructures ont été touchées ou menacées par les hostilités« , détaille Emmanuel Cécille, consultant énergie et environnement pour Brafco, la fédération belge des négociants en carburants.
Cette augmentation du prix du pétrole brut se répercute ensuite presque immédiatement sur les prix à la pompe et le coût de l’énergie pour les consommateurs : lorsque le baril monte, le coût des carburants (essence, diesel) suit, car leur prix en station est directement lié au prix du pétrole sur les marchés internationaux.
Enfin, même les prix du gaz naturel peuvent être affectés par ces tensions, notamment si elles perturbent la production ou l’acheminement de gaz liquéfié (LNG) depuis les exportateurs du Golfe vers l’Europe et l’Asie. « Un tiers du gaz naturel et un cinquième de la consommation mondiale de pétrole passent par ce petit passage« , nous expliquait alors Xavier Timmermans.
9. L’Europe va-t-elle entrer en guerre ? Va-t-on vers une Troisième Guerre mondiale ?
L’Europe se trouve dans une position délicate. Officiellement, aucun pays européen n’a pris de décision de participer directement aux opérations militaires. Les gouvernements répètent que leur rôle est avant tout diplomatique, centré sur la désescalade, la protection des citoyens et des intérêts européens, et non sur une intervention offensive. Comme le résume la Première ministre italienne Giorgia Meloni, « cette guerre n’est pas la nôtre« .
Pourtant, l’Europe n’est pas totalement absente du théâtre du conflit. Plusieurs États ont autorisé l’accès à leurs bases pour des opérations de soutien logistique ou défensif, notamment dans le Golfe et à Chypre.
La situation est compliquée par le fait que l’Europe n’est pas unie sur la manière d’agir. Certains gouvernements, comme l’Espagne, refusent toute participation directe, tandis que d’autres, comme le Royaume-Uni ou l’Italie, laissent la porte ouverte à une coopération plus active sous certaines conditions. L’Union européenne elle-même n’a pas activé de clause d’assistance militaire mutuelle.
L’Iran, de son côté, multiplie les avertissements : tout pays européen rejoignant les frappes dirigées par Washington et Tel-Aviv serait considéré comme un ennemi et une cible légitime pour des représailles.
En conclusion, l’Europe n’est pas en guerre contre l’Iran, mais elle est déjà impliquée dans le conflit à travers ses actions diplomatiques, ses mesures de protection et ses réactions économiques.
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