Une semaine après le second tour des municipales et sa réélection comme maire du Havre, la Macronie poursuit la mise en orbite d’Édouard Philippe pour la présidentielle.

Un fait. Le candidat est assez bien apprécié en Israël. En juillet 2025, il avait critiqué la décision d’Emmanuel Macron de reconnaître l’État de Palestine, la qualifiant de « pari » symbolique plutôt que de solution concrète.

En 2023 sur BFM: « Interrogé sur la guerre sanglante entre Israël et le Hamas, les nombreux morts civils qui en découlent dans la bande de Gaza et la proportionnalité de la réponse de Tsahal, Edouard Philippe avait pris le contre-pied d’Emmanuel Macron, qui avait exhorté l’État hébreu à envisager un cessez-le-feu : « C’est un acte de guerre qui a été lancé par le Hamas. Israël est en guerre, et dans la guerre il y a des morts. Israël a le droit d’exister et de se défendre. »

L’ancien Premier ministre Edouard Philippe avait, en octobre 2023, fustigé « l’énorme faute politique » de Jean-Luc Mélenchon qui avait refusé de qualifier le mouvement islamiste d’organisation « terroriste » après son attaque du 7 octobre contre Israël.

« Je lui en veux (…) : là, c’est une énorme faute politique. C’est nul ce qu’il a dit et comme il est intelligent il devrait le savoir », a affirmé l’actuel maire du Havre sur le plateau de l’émission « Quelle époque ! » sur France 2.

L’ancien chef du gouvernement s’était d’ailleurs dit « surpris » par le positionnement du leader de LFI, rappelant qu’il avait participé à ses côtés à une émission télévisée au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. « Je dois dire que ce jour-là il m’avait impressionné, car il avait su trouver les mots justes dans l’union nationale », avait-il affirmé.

OFFENSIVE PHILIPPE.

« L’offensive est multiple pour booster un candidat dont la cote présidentielle ne cesse de s’affaisser depuis deux ans mais que les médias maintream présentent comme incontournable. Et ce week-end, nous avons droit à un sondage flatteur, une tribune signée par la Macronie encore présentable et l’annonce d’un grand meeting de lancement, fin avril.

Philippe seul vainqueur contre Bardella ? Dans la marge d’erreur

C’est l’information qui doit tomber ce dimanche matin dans les oreilles de tous les Français : Philippe serait le seul capable de l’emporter face à Jordan Bardella au second tour de la présidentielle. L’homme providentiel, quoi… Alors que depuis des mois, l’ancien Premier ministre de la Macronie triomphante ne cesse de s’effondrer dans les sondages, sa réélection au Havre (face à un communiste, ce qui relativise l’exploit) aurait stoppé la chute. Dans une enquête réalisée pour BFM TV et La Tribune du dimanche, qui a testé six configurations de premier tour différentes, Édouard Philippe recueillerait entre 20,5 et 25,5 % des intentions de vote au premier tour et l’emporterait, ensuite, face à Jordan Bardella (de peu : 51,5 %, contre 48,5 %) ou Marine Le Pen (53 %, contre 47 %). Un score serré, dans la marge d’erreur, indiquée « entre 1,4 et 3,1 points ». Et pour parvenir à ce score, Philippe aurait besoin d’une situation bien particulière : gauche très très éparpillée (il faudrait que Tondelier et Roussel se dévouent…), absence de Retailleau ou d’un candidat LR. Un Bruno Retailleau qui vient de déclarer : « Un candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République »

Beaucoup d’incertitudes, donc. Néanmoins, ce sondage confirme les enquêtes précédentes : un Jordan Bardella très haut (35 à 38,5 %), un cran au-dessus de Marine Le Pen (31,5 % à 34 %), une gauche Mélenchon-Glucksmann à 10-10, Retailleau à 8 et un Mélenchon qui serait écrasé par Bardella à 70/30. Le niveau très haut de Bardella est peut-être, toujours, l’enseignement de ce sondage, même si ce n’est plus un scoop.

La tribune de La Tribune : les chapeaux à plumes de la Macronie

Mais La Tribune ne se contente pas d’un seul booster : le sondage est accompagné d’une tribune de personnalités « de la droite et du centre ». Traduisez : macronistes. 90 ministres et parlementaires. Dans le détail : 9 ministres, 40 parlementaires Renaissance (35 députés, 5 sénateurs), 21 parlementaires LR (15 députés, 6 sénateurs), 7 députés Horizons, 5 députés MoDem, 5 sénateurs UDI et 3 députés LIOT. Un nouveau signe de l’éclatement LR. »

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