Derrière le choc énergétique, la menace à brève échéance d’un choc financier

Au-delà de la flambée des prix de l’énergie, la hausse des taux et la fragilité des dettes pourraient provoquer un choc financier à court terme.
Bourse Mudry

Le choc pétrolier que la guerre en Iran fait subir au monde n’est que la partie visible de l’iceberg qui se profile ; partout, la raréfaction de la matière première qui assure, avec le gaz, plus de la moitié de la consommation mondiale d’énergie a fait s’envoler les craintes d’inflation et la prime de risque, à savoir les taux d’intérêt, que les investisseurs exigent pour s’en prémunir.

C’est en fait un double choc qui menace le monde sans issue rapide et durable au conflit.

Outre la hausse des coûts énergétiques, pénalisant la chimie, le bâtiment ou les transports, la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz implique aussi celle des coûts du fret et de l’assurance maritime (touchant les services financiers), et des pénuries d’intrants industriels vitaux comme le soufre, les phosphates, l’ammoniaque (cruciaux dans la chimie encore, mais aussi l’agriculture), ou l’hélium (puces électroniques).

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