Radio J demain lundi à 7H05 en direct. Chronique Hightech de Dr Daniel Rouach dans l’émission de Rudy Saada.

Thème de notre chronique. « Google, IBM, Oracle, Nvidia… Les Centres de R & D des multinationales américaines sous la menace des attaques iraniennes. Que va t-il se passer? »

INTRODUCTION. Nouvelle étape de la guerre Israël-Iran qui inquiète le monde du hightech israélien et américain. L’Iran menace de cibler les très nombreux bureaux de R&D d’Amazon, Google, Microsoft et Nvidia actifs en Israël.

L’Iran veut frapper des entreprises de la tech et a indiqué sa volonté de cibler « les centres économiques et les banques » en Israël. Elle a précisé qu’elle pourrait notamment aussi viser Amazon, IBM, Oracle.

MENACES. Même si cette menace semble assez faible (les systèmes anti-missiles israéliens sont redoutables), il est clair qu’un seul missile touchant Google à Tel-Aviv (la Tour Electra) pourrait avoir un effet dévastateur.

Google à Tel Aviv dispose de bureaux d’ingénierie, de vente et de marketing, qui occupent 8 000 m² répartis sur 8 étages de la célèbre tour Electra, l’un des plus hauts gratte-ciel d’Israël.

Dans la liste cible des Iraniens, le groupe américain Apple n’est pas menacé.  Apple possède deux centres de R&D à Herzliya et Haïfa. Apple a démarré ses activités en Israël après avoir acquis la start-up israélienne Anobit. Apple dispose de centres de Recherche & Développement à Herzliya et Haïfa, avec plus de 1.000 employés.

LA LISTE. L’agence de presse iranienne Tasnim affirme que le champ des cibles potentielles de l’Iran s’élargit progressivement, sans toutefois citer de source précise pour étayer cette possible évolution.

La plupart des grands noms des technologies de l’information ont pris pied dans la Silicon  Valley israélienne qui s’étire entre Tel-Aviv et Haïfa. Et les relations privilégiées que le monde de la high-tech américain entretient avec Israël ne datent pas d’hier.

Présent depuis 1974 dans l’Etat hébreu, le numéro un mondial des microprocesseurs Intel a ouvert la voie, et fortement participé à l’essor du high-tech israélien.

Depuis, pas moins de 250 centres de R & D ouverts dans le pays sont aux mains de multinationales, le plus souvent d’origine américaine. 

L’an dernier, Apple d’annoncer l’ouverture d’un troisième pôle de recherche israélien dans la ville de Ra’anana. Quant à Microsoft, établi dans le pays depuis 1991, il compte également deux centres de R &D israéliens d’envergure mondiale, auxquels s’est ajouté voilà un an un accélérateur ciblant les start-up spécialisées dans les technologies open source.

En s’implantant en Israël, les géants américains du secteur ne se contentent pas de capter les meilleurs talents, des ingénieurs issus le plus souvent des unités technologiques de l’armée israélienne. Ils en profitent pour s’offrir des pépites locales comme Cisco qui a consacré $1,5 milliard à des acquisitions israéliennes ces 15 dernières années. 

LE RÔLE DE BILL ACKMAN.

Bill Ackman et son épouse ont acquis en 2024 une participation de 5 % dans la Bourse de Tel-Aviv.

Bill  Ackman, l’une des figures les plus influentes et controversées de Wall Street au XXIᵉ siècle. Né le 11 mai 1966 à Chappaqua, New York, ce milliardaire américain a révolutionné l’investissement activiste à travers son fonds Pershing Square Capital Management, qui gère près de $12 milliards.

Diplômé de Harvard Business School, Ackman incarne une nouvelle génération d’investisseurs alliant performance financière exceptionnelle, engagement social ambitieux et influence médiatique considérable. Sa fortune, estimée à plusieurs milliards de dollars, lui permet de peser sur les débats économiques et sociétaux américains, faisant de lui bien plus qu’un simple gestionnaire de fonds : un véritable leader d’opinion dont les prises de position résonnent de Wall Street jusqu’aux couloirs du pouvoir politique.

 

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