Les économies des pays du Golfe en pleine tempête.
La croissance économique de la région va être revue à la baisse cette année en fonction de la durée du conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l’Iran. Mais au-delà, c’est l’idée de havre de paix de ces pays qui est remise en cause.

La guerre que mènent les Etats-Unis et Israël contre l’Iran risque de faire très mal aux économies du golfe Persique. Confrontés à la fermeture du détroit d’Ormuz par lequel passe la grande majorité des exportations d’hydrocarbures et avec des installations de stockage approchant de leur pleine capacité, de nombreux pays ont commencé à arrêter d’exploiter certains puits, notamment les Emirats arabes unis, le Koweït et l’Arabie saoudite.
Le Qatar, grand exportateur de gaz naturel liquéfié, a, lui aussi, été obligé de mettre à l’arrêt sa production.
Or, dans les six pays de la région qui composent le Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe – l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, Oman, Bahreïn et le Koweït -, les hydrocarbures représentent 30 % du PIB, les deux tiers des exportations et 64 % des recettes fiscales en moyenne. Autant dire que l’économie est aujourd’hui à l’arrêt ou presque.
LES ECHOS.
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