Yaïr Lapid refuse les motions de défiance contre le gouvernement en pleine guerre
Il a appelé à maintenir l’unité politique face au conflit.

Le parti d’opposition israélien Yesh Atid, dirigé par Yaïr Lapid, a annoncé qu’il ne soutiendrait plus les motions de défiance (ou de censure) contre le gouvernement pendant la guerre en cours avec l’Iran. La décision intervient après une polémique au Parlement, où certains députés du parti avaient voté en faveur d’une motion présentée par des formations arabes à la Knesset.
Dans un communiqué, un porte-parole de Yesh Atid a précisé que le parti ne déposerait plus de motions de censure et que « la position de la faction est de ne pas voter en faveur de telles motions pendant le conflit avec l’Iran ». Le parti a également indiqué que deux de ses députés avaient soutenu la motion « par erreur ».
Cette explication n’a toutefois pas convaincu la coalition au pouvoir. Le chef de la discipline de la coalition, Ofir Katz, a vivement critiqué les élus de Yesh Atid pour leur vote. Pour appuyer ses accusations, son équipe a diffusé une vidéo montrant le chef du parti Hadash-Ta’al, Ayman Odeh, dénonçant la guerre contre l’Iran lors du débat parlementaire.
Dans son intervention, le député arabe a interrogé les membres de la Knesset : « Si le gouvernement n’a pas réussi à Gaza, réussira-t-il en Iran ? Ils cherchent toujours un ennemi », a-t-il déclaré. Réagissant à ces propos, Ofir Katz a dénoncé le vote de certains députés de l’opposition. « Et qui a voté pour ? Des députés de Yesh Atid. Incroyable », a-t-il affirmé.
Malgré cette controverse, les principaux dirigeants de l’opposition israélienne ont affiché leur soutien au gouvernement et à l’armée depuis le début du conflit avec l’Iran. Dès le 28 février, au lendemain du déclenchement des hostilités, Yaïr Lapid avait déclaré que l’ensemble de la classe politique devait se rassembler face à la guerre.
« Nous sommes tous unis autour de l’opération », avait-il affirmé, soulignant la nécessité d’un front politique commun dans un contexte de crise sécuritaire majeure.
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