Data centers : une expansion planétaire.
- Capacité et Croissance : Les investissements devraient atteindre 949 millions USD d’ici 2028.
- Sécurité et Résilience : Beaucoup de sites sont conçus pour fonctionner de manière autonome pendant 72 heures, avec une protection physique renforcée contre les menaces.
- Emplacements Stratégiques : La majorité des infrastructures se situe dans le centre du pays, servant de pont de connectivité entre l’Europe et le Moyen-Orient.
- Technologie : Des data centers de type « Hyperscale » sont en cours de déploiement pour soutenir l’économie numérique.
- MedOne : Spécialisé dans les installations souterraines ultra-sécurisées, connecté aux câbles sous-marins.
- Bynet Data Centers : Gère des centres avec une forte capacité de serveurs et des solutions de colocation.
- EdgeConneX : Présent à Herzliya et Petah Tikva, avec des extensions prévues à Rishon LeTsiyon.
- Projets en cours : De nouveaux centres (ex: Tzora) sont en construction pour répondre à la demande croissante, notamment en colocation et haute performance (HPC).
C’est d’abord et avant tout aux États-Unis que les centres de données ont trouvé une patrie. Le pays, qui abrite déjà plus d’un tiers des data centers de la planète, s’apprête à se lancer dans des projets géants. Colossus, le supercalculateur de xAI, l’entreprise d’Elon Musk consacrée à l’IA (dont le milliardaire a annoncé la fusion avec sa société aérospatiale SpaceX), va trouver place dans une ancienne usine d’Electrolux à Memphis (Tennessee). Et Meta construit dans l’Ohio un “cluster [ensemble de centres de données] titanesque”, environ de la taille de Manhattan, baptisé Prometheus.
Et tout cela consomme beaucoup beaucoup d’énergie : en 2024, les data centers ont représenté 4 % de la demande électrique américaine, selon l’Agence internationale de l’énergie. Une consommation de 416 TWh, soit presque l’équivalent de celle de la France (449 TWh selon EDF) cette même année ! Et tout indique que ces chiffres devraient encore croître dans les années à venir, avec nombre de nouveaux centres de données annoncés, dont certains dans des lieux insolites.
Les emplacements les plus fous
Dans l’espace.
En décembre 2025, Sundar Pichai, directeur général de Google, dévoilait Suncatcher. Ce projet de data centers dans l’espace annoncé pour 2027 permettrait de réduire l’empreinte carbone du géant de la tech, explique Business Insider. Le 2 février 2026, Elon Musk lui emboîte le pas. Si le milliardaire fusionne ses entreprises SpaceX et xAI, c’est pour développer un data center en orbite, dit-il, car “l’IA spatiale est évidemment la seule manière de passer à grande échelle sur le long terme”.
Sous terre.
Dans la campagne anglaise du Kent, un “ancien bunker nucléaire construit au début des années 1950” pour l’armée de l’air a été transformé en centre de données par un fournisseur de solutions de cybersécurité, note The Conversation. De fait, en Chine comme à Paris, les abris atomiques sont transformés en data centers. Les sites miniers sont également prisés. À Arras, une poudrière Vauban est devenue une ferme de serveurs, et à Saumur, ce sont des caves troglodytiques qui ont été aménagées en vue de leur installation.
À côté (ou sous) une piscine.
Dans le Devon, au Royaume-Uni, mais aussi à Marseille, à Dublin ou encore à Stockholm, des centres de données alimentent des réseaux de chauffage urbain ou des équipements publics tels que des piscines dans les grandes métropoles.
Bernard-l’ermite.
Stargate, Chevron et Exxon planchent sur des data centers alimentés par des centrales de gaz naturel ou associant la captation et le stockage du carbone.
